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pétuer dans’leurs successeurs jusqu’à la fin du monde.
Une fois cette doctrine de l’infaillibilité prouvée et admise, on comprend facilement comment Jésus-- Christ a pu dire à ses Apôtres : «Celui qui vous écoute, m'écoute, ei celui qui vous méprise me: méprise ; mais celui qui me méprise, méprise celui qui m'a envoyé » (1),—On conçoit sans peine que le: Sauveur à pu déclarer que « celui qui n'éconte pas: l'Eglise, doit être regardé comme un païen et um publicain » @). Pourrait-on expliquer d’une manière quelque peu rationnelle cette obligation d’obéir et ce caractère infamant attaché à la désobéissance, s’il s'agissait d’une Eglise faillible, d’une Eglise qui peut corrompre la foi, la morale, toute la doctrine révélée ? —On ne s'étonne pas que saint Paul ait dit d’une Eglise infaillible qu’elle est « l'appui et le fondement de la vérité » G) ; qu’elle est « säns tache, sans souillure quelconque » () ; on comprend encore que Jésus- Christ ait, dans ce cas, prononcé catégoriquement que « celui qui croira... sera sauvé, et que celui qui ne croira pas, sera condamné » G).—Mais, dites-lemoi franchement, est-il possible de supposer un seuk instant qu'uné Eglise entachée d’erreur ou même simplement faillible, puisse recevoir le glorieux nom de « fondement de la vérité » et être déclarée « sans:
(1) Luo. X, 16.
(2) Mt. XVIII, 17.
(8) I Tim. ILE, 15.
(4) Eph. V, 27.
(5) Mr. XVI, 16.