ET L'ALLIANCE ÉVANGÉLIQUE.
derne.—Est-ce l'unité de gouvernement ecclésiastique ou de discipline qu’on est venu exhiber jusqu’à Québec? Mais qui ignore que sur ces sujets, comme sur tout le reste, il y a une prodigieuse divergence d'opinions, et que, depuis l'épiscopalien jusqu’au quaker et au socinien, on rencontre toutes les nuänées possibles et impossibles ?— A-t-on voulu montrer l'union des cœurs? Oui, si l’on en croit les Révérendé orateurs ; mais cette union n'existe guère, —commé chacun le sait,—que dans l’aversion profonde qu’on porte au Romanisme, c'est-à-dire à la religion catholique: à part cette unité dans la protestation et K haine, il n’y a aucun lien, aucun principe commun qui puisse servir de base à l'alliance prétendue évangélique. On aurait eu pour but de faire une caricaturé de l'unité qu’il n’eût pas été possible de mieux réussir que dans ces assemblées omnicolores (),
Il ÿ aurait encore de bien jolies cr ,ses à dire sur le synodé protestant tenu à Paris, - : 1848, et surtout sur le fameux synode pan-anglican, réuni il y a quelques années à Londres, et dont un écrivain s’ést moqué d’une manière si spirituelle @), Maïs cela m'entraînerait trop loin, et d’ailleurs je erois avoir déjà surabondamment démontré que l'unité n’a ja-
mais existé et ne pourra jamais exister dans le protestantisme.
(1) Morning Chronicle du 6, du 29 et du 30 octobre 1873. (2) Comedy of convocation in the English Church, by Archdeacot Chasublé, D. D., New-York, 1868.
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