‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 127 sur 142 · POST HOC, ERGO PROPTER HOC · texte numérisé non relu

POST HOC, ERGO PROPTER HOC

qu’elle était inconnue aux siècles antérieurs ? Est-ce que, avant l’année 325, on n'avait pas cru que Jésus- Christ füt Dieu ? Il serait absurde de le prétendre ; le concile ne faisait que définir une doctrine certlainement révélée et déjà admise dans l'Eglise. Or qu’a-t-on fait autre chose pour les dogmes de l’Immaculée Conception et de l’infaillibilité pontificale ?

Le plus grand tort de ces Révérends ministres est, à mon avis, de parler de choses qu'ils ne connaissent pas suffisamment ; c'est en même temps de s’affranchir trop facilement des règles les plus ordinaires de la logique. Que dire en effet de philosophes qui attribuent la guerre franco-prussienne à la définition de l’infaillibilité du Pape, parce que l’une est venue après l'autre—post hoc, ergo propter hoc? Si je voulais raisonner à la manière de mes adversaires, je pourrais attribuer la guerre de Crimée au jugement doctrinal porté par le Conseil Privé d'Angleterre dans l'affaire Gorham, ou encore donner comme cause de la crise financière des Etats-Unis et des troubles de Manitoba les dernières assemblées de l'Alliance évangélique tenues à New-York et à Québec!

Je ne veux pas relever ici l'erreur historique du Dr. Burns qui confond le séjour des Papes à Avignon pendant suixante-et-dix années avec les dissensions qui suivirent ce séjour et qui amenèrent jusqu'à trois prétendants au Pontificat ; évidemment il est brouillé avec l'histoire comme avec la doctrine de l'Eglise Catholique. J'ai déjà répondu ailleurs à l’objection

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