LES JÉSUITES ET LES JANSÉNISTES
ce qu'on tire de ce fait contre l'unité de l'Eglise (1), Fe Qu'il me suffise de rappeler ici que, pendant toute le celte période de troubles, il ne vint jamais à l'esprit IL de qui que ce soit qu'il pût y avoir deux ou trois ‘n Papes légitimes à la fois. L'erreur qu'il pouvait y ur avoir chez quelques-uns n'était donc pas une erreur
de doctrine ou de droit, mais simplement une erreur sb de fait concernant le sujet légitimement élu. Ce cas nt était absolument analogue à celui qu'on voit se reproji duire souvent dans les Juttes électorales ; certaines 58 élections sont contestées ; on ne sait quel est le can- [ui didat élu légalement ; cependant tous s'accordent à à. dire qu'il ne doit y avoir qu'un seul membre pour la représenter le comté.
je Les divergences qui existent entre les Scotistes et nt les Thomistes et qu'on reproche à l'Eglise Romaine, Le roulent sur des opinions au sujet desquelles l'autorité de n'a rien défini et qu’elle abandonne à l’activité de de l'esprit humain; mais elles n’affectent en rien l'unité . de foi et de communion, puisque sur tous les points
définis il y a identité parfaite de croyance chez les i catholiques et que sur les questions non définies chaes cun est prêl à se soumettre, du moment que l'Eglise
aura prononcé.
a Quant aux Jansénistes, si on les considère comme x formant une secte, une Eglise particulière, par exemple ù à Utrecht, ils ont toujours élé soumis aux anathèmes on (1) La primauté « l'infailibilité des Souverains Pontifes, p. 303-