‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 30 sur 142 · LES ARTICLES FONDAMENTAUX · texte numérisé non relu

LES ARTICLES FONDAMENTAUX

prétendue clarté des Ecritures dans les choses néces-

saires au salut ? te 4° Mais supposons même que quelques-uns, à force ra de travaux et au moyen des règles de l’herméneu- al tique, de la linguistique orientale et de l'archéologie, vi parviennent à élucider la plupart des difficultés, cela Li pourrait-il suffire ? Non, cerises ; car quelle que soit pr la science de ces érudits, leur interprétation ne sera lib toujours en réalité que celle d'écrivains particuliers, sal auxquels personne n’est tenu ni de se soumettre, ni dés d'ajouter une foi complète et aveugle ; leur autorité, rui quelque grande qu'on la suppose, n'aura jamais aux pui yeux des peuples le sceau divin de l’infaillibilité, seul I capable de produire dans les intelligences l'unité de Fi as

foi voulue par Jésus-Christ dans son Eglise.

De plus, ces savants eux-mêmes donnent le plus souvent au même passage de l’Ecriture des sens toutà-fait différents les uns des autres ; l’un trouvera, avec Luther, que ces paroles si claires du Sauveur dans la dernière cène : « Ceci est mon corps, ceci est mon sang, » énoncent la présence réelle de Jésus- Christ dans l'Eucharistie ; l’autre soutiendra, avec Calvin, qu'elles n'expriment rien autre chose qu’un signe, une figure, un souveni: du Sauveur. À qui le simple fidèle, l’ignorant de vra-t-il se fier en pareille occurrence ? Ces hommes lui paraissent d’une égale science : quelle opinion embrassera-t-il? Et s’il faut s’en remettre en définitive à une autorité purement humaine, pourquoi n’adopterait-il pas aussi bien l’in-

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