‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 32 sur 142 · LA BIBLE AVANT · texte numérisé non relu

LA BIBLE AVANT

sance et dans un état voisin du néant, pourra-t-elle scruter les sublimes profondeurs et dissiper les incontestables obscurités de la Sainte Ecriture ? Je laisse Ja solution de cette difficulté —si elle est possible—à ceux qui se font gloire de professer les doctrines du grand réformateur saxon.

Abordons maintenant la question de plus près, et démontrons que le jugement privé ou le libre examen ne peut être l'interprète divinement constitué des Saintes Ecritures, où chacun devrait aller puiser sa foi: en d’autres termes, le libre examen ne peut pas être la règle prochaine de notre foi.

En effet, Jésus-Christ n’a pas dû donner comme règle de foi un moyen qui n’a jamais pu, qui ne peut pas encore, et qui ne pourra jamais être employé par la plus grande partie du genre humain, un moyen qui, non seulement à cause de la malice et de la faiblesse des hommes, mais de sa nature même, est destiné à enfanter les opinions les plus saugrenues, les plus contradictoires, et qui n’a produit et ne produit encore que la division et le désordre.

Or tels sont les caractères de la règle de foi protestante, tels sont les résultats bien connus et inévitables de l'examen privé, de la libre interprétation des Ecritures.

Un simple coup-d'œil suffira pour constater la vérité de cette affirmation.

En effet 1° Comment aurait-on pu se servir de ce moyen dans les quinze siècles qui ont précédé l'in-

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