‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 67 sur 142 · LE RATIONALISME · texte numérisé non relu

LE RATIONALISME

le rationalisme pur. La raison individuelle, obligée

1 de se former un canon des Ecritures, d’en approfon-

» dir le sens et d’en extraire un symhole de foi, s’épuise,

se consume en vains efforts ; elle estemportée d’une

doctrine à l’autre ; ses convictions lui échapent l’une

après l’autre et la laissent dans un vide dont elle a

naturellement horreur. Fatiguée de tant de tra-

a vaux inutiles, désespérant de jamais poser le pied

sur la terre ferme de la vérité, elle finit par ne

plus ajouter foi à la révélation divine, ou bien elle

n’admet que ce qui ne dépasse pas les limites

restreintes de son domaine. Du moment qu'elle

ne comprend pas intrinsèquement une doctrine

quelconque, lors même qu’elle est certainement ensei-

gnée par Jésus-Christ, elle la rejette sans scrupule, ou

bien elle lui prête un sens radouci qui ne saurait

porter ombrage à son orgueil. De là ilsuit naturelle-

Ho. ment que tous les faits surnaturels, les miracles les

plus évidents, les mystères les plus sublimes, les

prophéties les mieux accomplies, les plus extraor-

dinaires disparaissent en face de ces critiques à

courte vue. Il semble que, pour eux, la révélation

est comme un arbre chargé de branches sèches, de

rameaux stériles, qu’il faut émonder soigneusement

pour en avoir des fruits ; ils tranchent à droite et. à

gauche tout ce qui dépasse la mesure de leur faible

raison, au risque de porter atteinte à la substance LR même de la doctrine révélée.

NEA Aussi l'Allemagne et l’Angleterre qui ont rompu

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