ORIGINE ET AUTHENTICITÉ
En Occident, les versions latines se multiplièrent à l'infini. Comme la langue hébraïque élait peu connue et qu’en revanche le grec l'était beaucoup, on se servis le plus souvent du texte des Septante pour faire les traductions latines. Parmi ces dernières, il en est une qui se répandit beaucoup plus que les autres ; c'était celle que saint Augustin et autres appellent ctalique, et à laquelle saint Jérôme donne le nom de Vulgate ou Commune. Elle était trèsancienne ; peut-être même remontait-elle aux temps apostoliques ; elle avait aussi le mérite de la clarté et de l’exactitude. L'auteur, dont le nom ne nous est pas connu, traduisit l'Ancien Testament d’après la version alexandrine des Septante et le Nouveau d’après l'édition grecque vulgaire.
Avec le temps plusieurs variantes s'étaient introduites dans le texte latin de cette version par suite de l'ignorance ou de la négligence des nombreux copisles. C'est cette version que saint Jérôme entreprit de corriger, à la prière du Pape saint Damase. Ce grand homme qui, par ses études constantes, s’était familiarisé avec le grec, l’hébreu et même le chaldéen, était plus en état que nos linguistes modernes de donner au monde une traduction vraiment satisfaisante de nos Livres Saints. Après un travail npiniâtre qui s'était continué pendant près de vingt années, l’œuvre principale de sa vie fut réalisée (405) ; il avait d’abord corrigé la version Jtalique de l'Ancien Testament d’après celle des Hexaples d’Ori-