‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 86 sur 142 · ET LES TRADITIONS HUMAINES · texte numérisé non relu

ET LES TRADITIONS HUMAINES

par les Pères de l'Eglise, par les écrivains chrétiens de tous les temps et de tous les lieux ; 4° que le protestantisme lui-même est forcé d'admettre ces traditions, ou de se résigner à n’avoir aucun point d'appui.

C’est donc avec raison que le Concile de Trente, dans sa session quatrième, rendit la définition suivante : «Il est des vérités et des règles de conduite qui, sans être écrites, ont été reçues de la bouche même de Jésus-Christ, ou qui, dictées par l’Esprit- Saint, ont été transmises jusqu’à nous de main en main ; ce sont ces révélations divines qui forment les traditions que le Concile reçoit, en même temps que les Ecritures, avec une piété et une vénération égales ».

La plupart des objections que nous font à ce sujet les protestants, reposent sur des textes de l’Ecriture mal interprétés. Sans doute Jésus-Christ repousse, avec le prophète Isaïe, les doctrines humaines, les traditions vaines et fausses, les traditions des scribes et des pharisiens, les préceptes contraires à la loi de Dieu ; mais là n’est pas la question, puisqu'il ne s’agit ici que de traditions divines qui ne peuvent avoir pour auteurs ni le Pape, ni les Saints Pères, ni les conciles, mais uniquement Dieu, parlant dans l’ancienne Loi par la bouche de Moïse et des prophètes, et dans la nouvelle, par celle de Jésus-Christ ou des Apôtres. Il est de toute évidence que Dieu ne peut pas regarder comme fausses ou opposées à sa

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