‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 85 sur 142 · LA TRADITION DIVINE · texte numérisé non relu

LA TRADITION DIVINE

« Sans la tradition, dit Collier, nous ne pouvons pas prouver que l'Ancien, non plus que le Nouveau Testament, renferme la parole de Dieu » (M),

Lessing @) n'est pas moins explicite. « C’est la tradition et non l’Ecriture qui est le rocher sur lequel est élevée l'Eglise de Jésus-Christ ». Et ailleurs : « Toute l'antiquité dépose en faveur de la tradition, d’une voix que nos réformateurs ont trop dédaignée. Ils auraient dû accorder à la tradition, du moins telle que la comprend saint Irénée, la même autorité divine qu'ils jugèrent à propos d'attribuer exclusivement à l’Ecriture ».—Plus loin, voulant prévenir une objection assezcommune, il ajoute : « Si la tradition a pu être faussée, les Livres Saints n'ont-ils pas pu être falsifiés ? »

De tout ce qui précède il est facile de conclure 1° que la parole de Dieu non écrite a un égal titre à notre foi et à notre respect; 2° qu'il existe en réalité de véritables traditions divines, c’est-à-dire des enseignements que le Verbe de Dieu donna oralement à ses Apôtres, sans que ceux-ci les aient consignés par écrit, et d’autres que l'Esprit Saint leur dicta et qu’ils durent transmettre à l'Eglise universelle ; 3° que dans le Nouveau comme dans l'Ancien Testament l'existence de ces traditions est indéniable, puisqu'elle est affirmée par les Ecritures elles-mêmes,

(1) Hœninghaus, [a Réforme contre la Réforme, c. V, cité par le R. P. Nampon, p. 121.

(2) Ibid.

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