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QUELQUES NOTIONS SUR LES SACREMENTS EN GÉNÉRAL

Notre-Seigneur Jésus-Christ nous avait rachetés, en versant pour nous tout son sang sur la croix ; mais ce n'était pas assez. L'œuvre de la rédemption des hommes eût été incomplète et insuffisante, s'il ne leur avait pas préparé dans son infinie miséricorde des moyens faciles et efficaces, pour profiler de sa mort et de la rançon payée pour eu.x à la justice de Dieu. Aussi ce divin Rédempteur a-t-il donné à son Église tous les pouvoirs et tous les trésors nécessaires ou utiles pour achever son œuvre et conduire les hommes au salut.

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2 La sainte eucharistie. — livre i. — cmaimtre i.

Au nombre des biens les plus précieux que le Seigneur a daigné laisser à son Église, il faut compter les sacrements, et parmi les sacrements, le plus saint, le plus auguste de tous, l'adorable sacrement de l'Eucharistie, qui contient réellement le corps, le sang, l'âme et la divinité du Fils de Dieu fait homme.

Nous n'avons pas à nous occuper ici des sacrements de la Loi ancienne, qui n'étaient que l'ombre et la figure de ceux de la Loi nouvelle. Mais quelques notions générales sur les sacrements institués par Notre-Seigneur .Tésus-Christ aideront à mieux entendreles enseignements de la sainte Église et de ses Docteurs, touchant celui de la Très Sainte Eucharistie en particulier.

Le savant cardinal Bellarmin énumère huit conditions indispensables à la constitution d'un sacrement '.

r Un sacrement doit être un signe. S. Augustin définit le signe : « Ce qui manifeste une chose aux sens et fait en outre « connaître une autre chose : Res pra'ter speciem, quam inge- « rit sensibus, aliucl aliquid faciens in cognitionem venire -. » Un signe est donc une chose que l'on peut connaître au moyen des sens et qui, à son tour, en fait connaître une autre. S. Augustin remarque que tout signe, considéré comme tel, est de moindre importance que la chose qu'il signifie ; il la représente plus (ju'il ne se représente lui-même.

Il est aisé de démontrer que tous les sacrements sont des signes. Dans la Loi ancienne, la Circoncision était appelée « le signe de « l'alliance, signuni fœderis ^ » Le Baptême, qui fait de nous des chrétiens, est le signe de la sépulture et de la résurrection, selon la parole de S. Paul : Nous avons été ensevelis avec Jésus- Christ par le baptême, pour mourir, afin que comme le Christ est ressuscité des morts, par la gloire du Père, 7ious aussi nous marchions dans une nouveauté de vie *. Le même apôtre, parlant de l'institution de la Sainte Eucharistie, nous montre, en cet adorable sacrement, le signe de la passion et de la mort de Noti-e- Seigneur. Il dit aux Corinthiens : Toutes les fois que vous mangerez ce pain et boirez ce calice, vous annoncerez la mort du

\. Beli, \RM., (h. Sfinvimenlit; in yenere, controv. II.

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