Gn)., .wii, II
/(. l^nnsopulli cnim sumus cum illo por baptisminn in morlem, ut qiioniodo r;hrislus surroxil a morluis, pcr gloriani Palris, ita et nos in novitate vilai ;miljulf'iiir.s. Honi., vi, 4.)
Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne i. Il en est de même des autres sacrements; aussi les Pères grecs, à commencer par S. Denys l'Aréopagite ', leur donnent-ils le nom de symboles qui, dans leur langue, a la signification de signes, et S. Augustin les appelle quelquefois des « paroles visibles, veiba visibilia, » par exemple dans ses traités contre le manichéen Faustus ^.
2" Le sacrement doit être un signe visible. Tous les signes ne le sont pas; c'est ainsi qu'un caractère imprimé dans l'àme ne saurait tomber sous les sens; mais les sacrements ne peuvent être que des signes visibles ou 'sensibles. Guillaume Okam a bien prétendu que Dieu pourrait élever à la dignité de sacrement une chose purement spirituelle, comme l'oraison mentale, la méditation de la passion de Notre-Seigneur. Mais cette opinion n'est pas soutenable. Assurément, Dieu pourrait donner à ces actes la même efficacité qu'il donne aux sacrements; mais ce serait tout. Un sacrement est une cérémonie religieuse, un acte externe, ce qu'une élévation du cœur vers Dieu, une méditation purement spirituelle ne saurait être. Aussi les SS. Pères disent-ils souvent que les sacrements sont des voies, des guides, vestigia quidam, manuducliones, qui conduisent aux choses spirituelles et invisibles.
3° La signification du sacrement doit lui venir, non pas de la nature même de ce qui est élevé à cette dignité, mais de la volonté de celui qui l'a institué. La fumée fait connaître la présence du feu; c'est un signe naturel qui n'a besoin d'aucune convention préalable; l'étendard qui flotte au mât d'un vaisseau révèle à quelle nation il appartient; c'est un signe conventionnel et libre. Les sacrements sont des signes de ce deuxième ordre ; ils tiennent leur signification de la volonté de Notre-Seigneur, qui les a institués.
4'' Quoique volontaire ou arbitraire, le signe qui est un sacrement doit avoir une certaine ressemblance, une analogie quelconque avec ce qu'il est appelé à signifier. — Certains signes représentent naturellement leur objet; un portrait offre aux yeux l'image même de l'original, un vestige imprimé dans le sable, celle du pied qui s'y est posé. D'autres signes n'ont aucun rapport
1. Quoticscumquc cnim monducabitis panem hune et calicem bibctis, morlem Domini annuntiabitis, doncc venial. (/ Cor., xi, '■20.)