Abbé Poussin, p. 146-ijo. — Lecanu, 31J
CH. III. — ANNONCIATION
a par votre entremise le commencement de sa « délivrance1... »
Saint Fortunat. — Saint Fortunat, au vie siècle, n’oublia pas la sainte Vierge dans ses gracieux poëmes, nous rapportons les vers suivants qui célèbrent son annonciation et la miraculeuse conception du Sauveur 2.
« Marie sent tressaillir dans son sein la Trinité qui gouverne le monde, Celui que la terre, la mer et le Ciel honorent, annoncent et adorent. — Les entrailles d'une jeune tille, pénétrées de la grâce céleste, portent Celui à qui la lune, le soleil et toutes choses obéissent dans tous les temps. Heureuse mère qui avez eu l’honneur de porter dans votre sein le souverain Créateur qui tient le monde dans sa main. — Heureuse, par la nouvelle qui vous est venue du Ciel, féconde par l’action du Saint-Esprit, le Désiré des nations a été enfermé dans vos entrailles.
« O glorieuse reine qui êtes assise au-dessus des astres, vous avez allaité du lait sacré de votre mamelle celui qui vous a créée. Ce que la malheureuse Ève a détruit vous l’avez fait renaître d’un germe saint; vous êtes devenue la porte du Ciel par laquelle tous ceux qui pleurent ici-bas peuvent pénétrer dans le séjour des astres. — Vous êtes la porte du Très-Haut, la porte étincellante de la lumière ; nations qui avez été rachetées, applaudissez à la vie que vous a donnée la Vierge. »