CIL IV
LA VISITATION
« L’Évangile de ce jour nous fait voir Marie montrant la même humilité qu’elle avait témoignée à l’ange , et cela non-seulement à des hommes, mais encore à des inférieurs. Car une vierge consacrée à Dieu, vous le savez tous, est d'un rang supérieur à une femme mariée, même la plus vertueuse... Qui pourrait dire, mes frères, qui pourrait même imaginer la plénitude de faveur dont la mère de Dieu fut comblée par l’Esprit-Saint en voyant le céleste éclat des dons qu’il accorde à la mère du Précurseur ?...
En 1379, Urbain VI rendit cette fête commune à toute l’Eglise et la ht précéder d’un jeûne obligatoire '.
En 1431,1e concile de Bâle la fixa au 2 juillet.
Pie IX a élève d’un degré la solennité2.
On rencontre parfois, dit M. J. Durand, sur les épitaphes des premiers siècles la qualification QÂncilla Dei donnée à des femmes qui ne paraissent pas avoir été mariées. Ces mots n’auraientils pas été employés en souvenir de ceux adressés par la sainte Vierge à l’archange? et alors, ne serait-ce pas une trace de la dévotion que pratiquaient ces femmes et leurs familles envers la sainte Vierge? — On peut observer de même une autre qualification évangélique fidèlement employée jusqu'à nos jours dans les prières Beata virgo sMaria. Souvenir sans doute de l’exclamation du Magnificat : Beatam me dicent omnes generationes.
ICONOGRAPHIE
IVe SIECLE.
Bibliothèque nationale. — Pierre dure.
(PI. XVII.) — La plus ancienne image que nous connaissions de la Visitation nous apparaît sur une pierre dure antérieure à l’an 340 qui est déposée au Cabinet des médailles sous le n° 1332