Orsini, 165c
anciennes représentations du singulier procè qu’om vient de lire à la suite des soupçons de Joseph et de la révélation de l’ange, nous paraît offerte par un des panneaux d’ivoire de la chaire épiscopale de Ravenne. Un homme et une femme sont debout sur le premier plan; la femme reçois une coupe dans laquelle elle se prépare à boire, et dans le fond un ange intervient près d’un édifice qu’on peut prendre pour le temple. Je ne sais quelle explication serait possible, si nous n’admettons que ce bas-relief représente l’apparition de l’ange et l’épreuve de l’eau. Je n’ai pas besoin d’ajouter que ce sujet, si simplement traité, l’est comme toutes les sculptures de la chaire, de main de maître, et de maître antique.
Xe SIÈCLE.
Ménologe du Vatican. — Le ménologe grec du Vatican nous offre au folio 273 un Sommeil de saint Joseph averti par l’ange. Le saint est étendu sur un lit, au milieu d’une riante campagne couverte de fleurs ; l’ange lui apparaît derrière la colline avec sa verge de messager à la main. Ce sujet est une des bonnes miniatures du manuscrit.
C’est la même donnée que l’on retrouve dans les mosaïques de Saint-Marc de Venise, à l’infériorité près de ces dernières. Le mosaïste, inspiré par les apocryphes, a tait précéder la scène de la Révélation par celle des Reproches de Joseph. Nous l’avons publiée dans l’Evangile. Par un manque de dignité inconcevable, le peintre y fait intervenir les deux fils de saint Joseph, et, pour combler l’oubli des convenances, il leur a prêté des visages riants.
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