‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 232 sur 458 · JESUS PARMI LES DOCTEURS · texte numérisé non relu

JESUS PARMI LES DOCTEURS

ne peut s’empêcher d’y remarquer quant aux draperies, aux attitudes variées avec goût, une évidente imitation des textes classiques. « (De Rossi, Bulletin 1871, 130.) La face de ce monument se compose de sept entre-colonnements réunis alternativement par une arcade ou un fronton ; au milieu Notre-Seigneur sous les traits d’un enfant est assis sur un trône, les pieds sur un suppedaneum ; il tient un volumen de la main gauche et prend l’attitude de la parole. Dans l’entrecolonnement à sa droite, on voit la sainte Vierge et derrière elle saint Joseph. Dans les autres vides sont distribués huit docteurs caractérisés par le volumen qu'ils ont à la main ou le scrinium déposé près d'eux. La sainte Vierge, vêtue de la robe et du manteau qui sert de voile en recouvrant la tète, tient également un volumen.

Nous rappellerons encore parmi les monuments antiques, et celui-là d’une authenticité indiscutable, la belle mosaïque de Sainte-Marie- Majeure ; nous l’avons déjà décrite et gravée avec détails dans l’Évangile. (Pl. LXXXV.)

IXe SIÈCLE.

Collection Wallerstein. — Nous croyons pouvoir attribuer au ixe siècle, quoique M. Forster lui donne une époque plus tardive, l’ivoire de la collection Wallerstein, aujourd’hui vendu à l’Angleterre. Le style de sa bordure et de son architecture, sa ressemblance avec levangéliaire de Metz et plusieurs détails que nous pouvons rap¬

procher des monuments carlovingiens, nous semblent des arguments péremptoires. Cette plaque d’ivoire est divisée en trois compartiments superposés : nous voyons d’abord Jésus au milieu des docteurs et Marie qui le retrouve enfin. La pose de la sainte Vierge est naturelle et on devine les reproches dans son attitude pendant que le Sauveur lui explique la nécessité de son enseignement et que les sages du temple s’inquiètent de se voir enlever le miraculeux docteur dont les paroles les enchantent. Cet ivoire est généralement travaillé avec beaucoup d’art; les contours y sont nettement indiqués par de fortes entailles; les figures sont un peu courtes. (Forster, sc., II, 17.)

Nous pouvons citer comme spécimen du ixfi siècle le magnifique manuscrit grec n° 510, que possède la Bibliothèque nationale et dont nous avons reproduit la miniature dans l’Évangile. (Pl. XXXI.)

Enfin, pour les siècles suivants, le manuscrit n° 74 que nous avons gravé sur planches

et qui nous montre Jésus sur un trône fort élevé. (j>[ C’est le thème qui fournira au xive siècle un si grand nombre de représentations.

La rareté de monuments que nous avons pu recueillir pour ce sujet nous empêche d’établir aucune loi d’ensemble pour son iconographie. Il semble d’ailleurs que les règles hiératiques se soient exclusivement appliquées aux scènes les plus représentées, telles que l’Annonciation, Visitation, Purification, Nativité, etc.

NOTES ARCHÉOLOGIQUES ET EXÉGÉTIQUES

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