‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 247 sur 458 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

UN MESSAGER

Le Messager. (Vers 639.) Madame, ôVierge, ô vous la mère du Verbe, ne m’en voulez pas, c’est presque malgré moi que je viens annoncer de nouveaux malheurs.

La sainte Vierge. (Vers Ô42.)Que nous prépare un pareil exorde?

Le Messager. (Vers 643.) Ce que je vais vous dire accroîtra encore vos douleurs.

La sainte Vierge. Quoi! que peux-tu m’apprendre sur les Juifs?

Le Messager. (Vers 650.) Votre fils, pour ainsi dire, ne vit plus ; et dans un moment il ne verra plus la lumière.

La sainte Vierge. (Vers 652.) Comment?

que dis-tu? es-tu bien sûr? Dis, parle, quel a été son genre de mort? Parles-tu du Christ, fils du Père éternel, que j’espérais de voir immortel et délivrer la nation juive?

Le Messager (Vers 657) raconte qu’après être

sorti de Jérusalem, ils l’élèvent en croix, clouent ses mains, ses pieds, le frappent d’un bâton, lui présentent une éponge pleine

d’hyssope, etc. Loin d’eux, j’ai tout observé; mais quand je vous ai aperçue, je suis accouru vous raconter ces horreurs.

La SAINTE Vierge (Vers 682) se laisse d’abord aller à sa douleur, puis se redressant: Venez, Venez, mes filles, dépouillons toute crainte et courons le saluer.

TEMOIGNAGES

Le Chœur. (Vers 68p.) Ah! plutôt fuyez ce peuple, il vous arrivera malheur.

La sainte Vierge. (Vers 690.) Eh quoi!

l’abandonner? Allons, allons, plus de crainte. Avons-nous désormais besoin de vivre? Allons et que je voie les tourments de mon fils. Puis, changeant tout à coup et livrée à de nouvelles angoisses, elle déplore son malheur et ses yeux sont inondés de larmes.

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