Pertz, Script., xxi
A peu de distance du couvent de Bethléem, du côté du sud se trouve la grotte du Lait; d’après une tradition locale, la sainte Vierge serait souvent venue en ce lieu pour allaiter son divin Enfant et aurait ainsi donné ce nom à la grotte. Une goutte de son lait, en tombant sur la pierre, lui aurait donné cette couleur blanche et en même temps le don d’être utile aux nourrices. Quoi qu’il en soit, il est certain que toutes les femmes des environs, juives, chrétiennes et musulmanes, ont une telle dévotion pour cette grotte qu’on les y voit continuellement en prière. (Trombelli, II, 708.) * Il est probable, dit Mgr Mislin ( les Lieux saints, Paris, 1858) qu’on aura recueilli les gouttes de lait répandues par la sainte Vierge et que, les mêlant à la craie qui en constitue le sol, on en a indéfiniment multiplié la quantité en faisant de petits pains qu'on envoie dans tous les pays. Les étrangers en emportent chez eux comme objets de dévotion ou de curiosité ; laplupart des fioles, sinon toutes, que l’on montre comme renfermant du lait de la sainte Vierge, ne contiennent que du lait de cette grotte 1 . »
Voici les dépôts les plus connus de cette relique :
En France : à Chelles (diocèse de Paris), à Notre-Dame de Paris (sur l’autel des Ardents), à la Sainte-Chapelle; à Chartres, à Besançon, à Douai, au Puy-en-Velay, à Reims, à Rodez, à Viviers, à Saint-Omer saint Bertin (apporté de Terre sainte par le bienheureux Léon en 1148).
En Belgique ; à Tongres, à Grammont , à C Anvers.
En Hollande : à Maestricht.
En Hainaut : au monastère de Liessi (avec une parcelle de la vraie croix).
En Espagne : à Oviédo, à Tolède , à Saint- Emilien.