‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 307 sur 458 · RELIQUES. — EMBLÈMES. — ORIGINES. — HÉRÉSIES. — CONCILES · texte numérisé non relu

RELIQUES. — EMBLÈMES. — ORIGINES. — HÉRÉSIES. — CONCILES

RELIQUES

nous laisse que des objets de cette nature. Ces reliques peuvent être divisées en trois classes :

i° Les reliques tenant à la personne : le lait, les cheveux;

2° Les 1 vêtements : chemises, robes, tuniques, ceinture, bandelettes, voile, chaussures, anneau, gants ;

3° Meubles et divers : la maison, le lit, le

peigne, le fuseau, les lettres, la colonne, le

suaire, le tombeau.

1° CHEVEUX ET LÀIT.

Il n’est pas impossible, pendant la longue vie de la sainte Vierge, qu’on ait recueilli beaucoup de ses cheveux et surtout qu’on les ait coupés après sa mort; d’ailleurs, cette quantité de cheveux n’est pas énorme, et c’est le genre de reliques le plus facile à diviser. Jean Ferrand suppose, en outre, que beaucoup de cheveux honorés comme ayant appartenu à Jésus-Christ ou à la sainte Vierge sont des cheveux de martyrs conservés religieusement et que, par erreur, dans la suite des temps, on a cru d'une plus noble origine.

in ir cette vie mortelle était véritablement pour la sainte Vierge commencer la vie glorieuse nonseulement dans le ciel, mais aussi parmi les hommes. C’est de cette vie nouvelle dont il nous reste à nous occuper, autrement dit du culte que sa mémoire ne cessa d’inspirer à tous les siècles. Les reliques qui le rendent plus sensible et plus actif méritent cette première page, où nous n’en offrirons qu’un simple aperçu, laissant pour la visite que nous ferons aux sanctuaires le soin de les désigner et de les décrire plus complètement.

Si l’on réserve le nom de reliques aux ossements des saints, nous n’aurons aucune relique de la sainte Vierge, car on doit croire, avec l’Église, sous peine de témérité, qu’elle a été enlevée au ciel avec son corps et son âme; mais on donne encore ce nom aux habits des saints, à leurs meubles, aux objets qu’ils ont touchés ou confectionnés de leurs mains, aux lieux témoins de leur séjour, de leurs miracles ou apparitions. L'Assomption du corps de la Vierge ne

RELIQUES

On en vénérait dans toutes les villes suivantes : Arras, Aveti, Besançon, Compiègne, Coutances, Douay, Sauvry (ancien diocèse de Paris), Loudun, Louvain, Mons Gerardi, Nocera (royaume de Naples), Paris, le Puy, Remiremont, Rodez, Rouen, Soissons, Viviers, etc.

En ii 86, un moine eut en vision révélation des reliques de la sainte Vierge, parmi lesquelles il y avait de ses cheveux 1.

Chartres possédait une image d’or massif, représentant Notre Dame assise, avec un longmanteau en émail blanc et violet^ son Fils debout près d’elle, avec une robe d’émail blanc semée de petites roses d’or ; on lisait dans le bas : Des cheveux de la Vierge Marie.

En Belgique, les chanoines de Huy ont un peloton des cheveux de Notre Dame.

En France, au diocèse de Paris, on en vénère à Notre-Dame de Chelles, à Laon, à Toulouse dans une image d’argent; près de Calais, à Broucham, on en possède onze; Saint-Omer (au monastère de Saint-Bertin) ; Lille, à Samt-Pierne ; abbaye deMarchènes; Flines (religieuses cisterciennes); Douay, Grammont, Mareuil, près d’Arras , se vantent également de ce privilège. A Naples, une religieuse donna des cheveux de la sainte Vierge à sainte Brigitte; Cologne , chez les Franciscains; oAix-la-Chapelle , dans le reliquaire trouvé sur Charlemagne; le Hainaut, monastère de Liessi ; Wisbourg , Mayence, cathédrale; Trêves , église Saint-Paulin (32 cheveux), Saint-Martin, montrent ces précieuses reliques.

On en trouve encore en Hollande, à Maestricht (église Saint-Servais); en Belgique, à Tongres, a. Liège, chez les jésuites; en Espagne, à Oviédo ; enfin, à Rome, à Saint-Jean-de-Latran, Sainte- Marie-Majeure, Saint-Sixte, Saint-Marie-in- Transtévère, Saint-Chrysogone, Sainte-Croix de Jérusalem. (Voy. Balinghem.)

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