‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 315 sur 458 · U RELIQUES DIVERSES · texte numérisé non relu

U RELIQUES DIVERSES

Peigne. — Trêves possède le peigne de la sainte Vierge, qui lui fut donné avec le voile par sainte Hélène ; elle le conserve dans l’église Saint- Jean-Évangéliste, construite vers l’an 333 par Agritius, archevêque de Trêves.

Pantoufle. — La pantoufle est à Soissons depuis près de cinq siècles ; Rode p, Nîmes et le monastère de Liessi (Hainaut) croient aussi avoir ce privilège.

Gant. — Saint-Omer montre au monastère de Saint-Bertin un gant de peau blanche de forme ordinaire qui aurait été apporté d’outre-mer avec les cheveux. Je ne sais ce qu’il faut penser de cette relique; nous dirons seulement que les gants n’étaient pas inconnus dans l’antiquité, et qu’on en peut voir un exemple sur les bas-reliefs de la colonne Trajane.

oÆnneau. — Plusieurs villes, Douai, Paris, autrefois Semur en Bourgogne, nous montrent des anneaux de la sainte Vierge; chez les bénédictins d’c Lnfin, l’anneau est en cuivre avec un chaton, mais il paraît peu authentique. Il est possible que la sainte Vierge ait eu plusieurs anneaux. (Colvenerius, III, 1080.) De tous ceux que l’on garde, l’anneau de Pérouse est le plus célèbre. Il fut trouvé sous Grégoire V (996 + 998), conservé quatre cent quatre-vingt-quatre ans à Chiusi, volé en 1473 par un religieux et porté à Pérouse. Ceux de Chiusi se plaignirent à Sixte IV, qui ordonna à Pérouse de le restituer; mais Sixte IV étant mort, Innocent VIII se prononça en faveur de Pérouse.

Cet anneau paraît en cornaline; on ne peut avoir aucune certitude à son sujet. En lisant les sentences des deux papes que nous venons de

nommer, on ne voit pas qu’ils se soient prononcés sur son authenticité. Nous sommes seulement ici devant une tradition pieuse que son antiquité rend vénérable1.

Ouvrages. — Le moine Antonin, au vie siècle, fait mention du rouet et de la quenouille de la sainte Vierge conservés à Néocésarée ; il vit dans l’église du Saint-Sépulcre une des ceintures de Marie, une des pièces de sa coiffure2.

Au viie siècle, Arnulfe trouva à Jérusalem une pièce d’étolfe ou tapisserie qui passait pour un ouvrage de la sainte Vierge. On y voyait les douze apôtres et le Sauveur représentés de couleur naturelle sur un fond vert 3.

Le fuseau envoyé par Juvénal à Pulchérie fut placé dans la seconde église qu’elle fit bâtir à Constantinople, et plus tard transféré à Trêves. Rodei prétend en posséder un autre. La ville de Huy en Brabant montre la pelotte.

Lit. — Une partie de son lit est conservée à Rome, à Sainte-Marie-Majeure; on en montre aussi un fragment au monastère de Liessi (Hainaut) et à Mayence.

Lettres. — La sainte Vierge aurait écrit à saint Ignace, aux Florentins et aux Messéniens des lettres qui furent longtemps conservées, mais que Baronius rejette comme apocryphes.

Colonne. — Il existe à Saragosse un pilier de marbre sur lequel elle est apparue à saint Jacques deux ans après la mort du Sauveur.

On conserve à Saint-Nicolas-in-Carcere, à Rome, de la terre du lieu de sa naissance.

Fontaines. — Voici les fontaines que la tradition orientale nous désigne comme ayant servi à Marie : une source dans l’étable de Bethléem;

x. Balinghem, 487. (Pour la description du tombeau, voy. à Y Assomption.)

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