‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 318 sur 458 · EMBLÈMES · texte numérisé non relu

EMBLÈMES

Le culte de la sainte Vierge fut d’abord trèsrestreint, puis il s’est étendu, développé avec le temps, chaque siècle a agrandi son horizon, ajouté une fête, une pratique, une affiliation ; il semble qu’on ait demandé à la nature entière ses noms les plus magnifiques pour en parer Marie comme de nouveaux titres d’amour. Nous avons vu les images dont la Bible s était servie pour l’annoncer au monde, nous n’ajouterons ici que celles de la nature que le culte a le plus souvent empruntées à l’Ecriture. Ce sont comme les traits poétiques du portrait de Marie :

Le nom de Marie est comparé à l’huile bal samique : Oleum effusum nomen tuum ; ideo adolescentulæ dilexerunt te. (Cant. 12.)

Marie est comme l’étoile du matin ; Quasi Stella matutina in medio nebulœ. (Eccl. 50, 6.)

Comme l’aurore : Quœ est ilia quœ progreditur quasi aurora resur gens? (Cant. 6, 9.)

Comme le soleil : Quœ est ista quœ progreditur... electa ut sol? (Cant. 6, 9.)

Comme la lune : Quœ est ilia quœ progreditur.,, pulchra ut luna? (Cant. 6, 9.)

Comme une armée : Terribilis ut castrorum acies ordinata. (Cant. 6, 9.)

Comme la rosée : Ero quasi ros ; Israël germinabit quasi lilium. (Osée, 14, 6.)

Comme la pluie : Ecce nubecula parva quasi

vestigium hominis ascendebat de mari . ecce

cœli contenebrati sunt, et nubes etventus, et facta est pluvia grandis. (III, Reg. 18, 44, 45.)

Comme un jardin fermé : Hortus conclusus soror mea, sponsa hortus conclusus. (Cant. 4, 12.)

Comme une muraille : Ego murus... ex quo facta sum coram eo quasi pacem reperiens.

Comme une fontaine scellée : Soror mea sponsa, fous signatus. (Cant. 4, 12.)

Comme le Carmel : Caput tuum ut Carmelus. (Cant. 7, 5.)

Comme le lait : Lac sub lingua tua. (Cant. 4, n.)

1. Balinghem, p. 202. — Colvenerius, Summa aurea , III, 1080. Voy. PÉROUSE.

CH. XII. — CULTE

Comme le miel : Favus distillans labia tua , sponsa. (Cant. 4, 11.)

Comme la colombe : Quam pulchra es, arnica mea , quam pulchra es! oculi tui columbarum. (Cant. 4, 1.)

Comme la tourterelle : Vox turturis audita est in terra nostra. (Cant. 2, 12.)

Comme le cèdre : Quasi cedrus exaltata sum in Libano. (Eccl. 34.)

Comme le cyprès : Quasi cupressus in monte Sion. (Eccl. 24, 17.)

Comme le palmier de Cadès : Quasi palma exaltata sum in Cades. (Eccl. 24, 18.)

Comme le terébinthe : Ego quasi terebinthus extendi ramos meos, et rami mei honoris et gratiœ. (Eccl. 24, 22.)

Comme l’olivier : Quasi oliva speciosa in campis, (Eccl. 24, 19.)

Comme les rosiers de Jéricho : Exaltata sum quasi plantatio rosœ in Jéricho. (Eccl. 24, 18.)

Comme la vigne : Ego quasi vitis fructificavi suavitatem odoris : et flores mei flructus honoris et honestatis. (Eccl. 24, 29.)

Comme le cinnamome : Sicut cinnamomum odorem dedi. (Eccl. 24, 30.)

Comme le baume : Sicut balsamum aromatiians odorem dedi. (Eccl. 24, 20.)

Comme la myrrhe : Quasi myrrha electa dedi suavitatem odoris. (Eccl. 24, 20.)

Comme Eoliban (encens) : Quasi libanus non incisas vaporavi habitat ionem meam. (Eccl. 24, 21.) I

Comme la fleur des champs : Ego flos campï. (Cant. 2, i.)

Comme le nard : Dum esset rex in accubitu suo nardus mea dédit odorem. (Cant. 1, n.)

Comme le lis ; Sicut liliutn inter spinas. sic arnica mea inter filias. (Cant. 2 , 2.)

Comme le chêne : Erit in ostentationem sicut quercus quœ expandit ramos suos. Semen sanctumerit id quod steterit in ea. (Isaïe 6, 13.)

Comme un délicieux paradis : Maria par adisus totius amœnitatis. (Saint Ephrem, ive siècle.)

Comme une nouvelle Ève : Maria nova Eva. mater vitœ. (Saint Athanase, ive siècle.)

Comme 1 arche de Noé : Maria est area in qua nauflragium evasimus. (Saint Bernard.)

Comme l’arc-en-ciel : Fructus Iridis est recordatio divini flœderis, sic per Mariam offensa remittitur , fœdus stringitur. (Saint Bernard.)

En recueillant les diverses images de Marie, nous ne pouvons oublier celle que retrace le sublime visionnaire de Pathmos.

« Un grand prodige parut aussi dans le ciel : une femme revêtue du soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, étant en travail, et ressentant les douleurs de l'enfantement.

« Un autre prodige parut encore dans le ciel : un grand dragon roux, ayant sept têtes et dix cornes et sept diadèmes sur ses têtes. Et sa queue entraîna la troisième partie des étoiles du ciel, et il les jeta sur la terre.

« Et ce dragon s’arrêta devant la femme qui allait enfanter, afln de dévorer son fils aussitôt qu’elle en serait délivrée.

(i Elle enfanta un enfant mâle qui devait gouverner toutes les nations, avec un sceptre de

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