‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 319 sur 458 · EMBLÈMES · texte numérisé non relu

EMBLÈMES

fer, et son fils fut enlevé à Dieu et à son trône. Et la femme s’enfuit dans le désert où elle avait une retraite que Dieu lui avait préparée pour y être nourrie mille deux cent soixante jours L » Je sais que les commentateurs voient ordinairement l’Église représentée sous les traits de cette glorieuse mère, et le xe siècle l’interprétait ainsi en croyant toucher au terme de sa mission. Mais on peut ajouter que la figure de Marie se confond souvent avec celle de l’Église. Voici ce que nous écrivions déjà dans l’ouvrage sur l’Évangile à ce sujet: « Saint Augustin compare l’Église à Marie; saint Ambroise écrit : Maria est Ecclesice typus. Puis : Multa in figura Ecclesice de Maria prophetata sunt. Bossuet s’en fait l’écho dans son deuxième sermon sur la Visitation. On trouve la même pensée chez Isidore, Raban Maur et Honorius d’Autun. Tous les pères répètent généralement cette parole : Maria typus Ecclesice. Cornélius a Lapide, dans une explication du Cantique des Cantiques, met en parallèle l’Église et Marie, et justifie cette explication par ce principe que Marie représente l’Église 2. «

L’iconographie confirme ces opinions traditionnelles; nous espérons l’avoir montré pour le Ve siècle ( Évang ., i, 68), à propos de l’Adoration des mages de Sainte -Marie -Majeure ; nous pouvons, dans la suite des temps, en offrir de nombreux exemples.

M. J. Durand est persuadé que, sur beaucoup de monuments figurés, la sainte Vierge est représentée comme mère de Dieu et comme figure de l’Église.

Xe siècle. — Manuscrit de Cambrai. (Planche CXX.J — L’iconographie de l’Apocalypse, au point de vue de la sainte Vierge, pendant le

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