Rosier de Marie} XI
ORIGINES DU CULTE
ornée d’une statue miraculeuse (Orsini, la Vierge , — Sausseret : Culte catholique de Marie).
La première église de Milan est due à saint Barnabé. Saint Marc, en parcourant, en Égypte, les lieux sanctifiés par la présence de la sainte Famille, en voyait revivre les souvenirs récents dans la mémoire de ses habitants ; il fonda une église à Alexandrie et composa , pour cette église, une liturgie pleine des plus magnifiques appellations.
On trouve, dans d'anciennes chroniques, que saint Martial entra en Aquitaine avec le bienheureux Amadour et sa femme Véronique, qui avait été fort amie et familière de la sainte Vierge. On ajoute que saint Amadour n’est autre que le Zachée de l’Évangile; les deux époux s’arrêtèrent à Soulac, où saint Martial bâtit et consacra une petite chapelle en l'honneur de la sainte Vierge 1.
Saint Martial, l’enfant de l’Évangile que Jésus-Christ proposa à ses apôtres comme le parfait modèle de l’innocence, était parent de saint Pierre, et l’un des soixante-douze disciples; il fut envoyé en France par le prince des apôtres. Après les oratoires dont nous venons de parler, il fonda, à Limoges, Notre-Dame de la Règle. Cette église célèbre fut l’objet de la dévotion de plusieurs évêques, papes et rois, tels qu’Urbain II, et Pépin. Saint Martial érigea encore quatre sièges épiscopaux sous le nom de la vierge Marie : le Puy, Rodez, Clermont et Mende. De vieilles chroniques prétendent qu’il laissa au roc d’Anis, où se trouve actuellement la ville du Puy, un soulier de Notre-Dame, l’autre à Rodez , et de ses cheveux à Clermont et à Mende 3.
Notre-Dame-des-Doms, Notre-Dame d’Aubum (diocèse d’Avignon), remontent au ier siècle, selon la tradition.