Zonare, III
3. Nous n’avons pas besoin de signaler l’inexactitude de ce mot, auquel il faut, pour être conforme à la vérité, substituer celui d'extension.
des fidèles la vierge Marie sortie victorieuse d’une attaque violente. Les peuples furent comme éblouis par l’image de cette mère divine réunissant dans sa personne les sentiments les plus doux de la nature, la pudeur de la vierge et l’amour de la mère, emblème de douceur, de résignation et de tout ce que la nature présente de sublime, qui pleure avec les malheureux, intercède pour les coupables, et ne se montre jamais que comme messagère du pardon et du bon secours. Ils accueillaient ce culte nouveau avec un enthousiasme quelquefois trop grand, puisque pour beaucoup de chrétiens ce culte devint le christianisme tout entier. Les païens n’essayèrent pas même de défendre leurs autels contre les progrès de ce culte de la mère de Dieu ; ils ouvrirent à Marie les temples qu’ils avaient tenus fermés à Jésus-Christ et s’avouèrent vaincus. »
Premiers Sanctuaires. — Le culte de Marie n’avait pas, du reste, comme on l’a vu plus haut, attendu le bannissement des idoles pour se produire et les traditions d’un grand nombre de contrées nous signalent l’érection de sanctuaires plus anciens.
Saint Pierre fut le premier à montrer son zèle pour l’exaltation de l’humble Vierge de Nazareth; d’après des auteurs graves, il introduisit dans l’Église l’usage de réciter le salut de l’ange , il lui éleva plusieurs autels et sanctuaires à Tripoli de Syrie; à Tortose; en Lybie, près de Diospolis; à Cagliari, en Sardaigne; à Tarente; et non loin de l’emplacement des trois Fontaines, près de Rome.
Saint Paul fonda à Thessalonique une basilique en l’honneur de la très-sainte Vierge i.
Saint Simon évangélise la Mésopotamie, et l’une de ses plus importantes cités, Édesse, eut, dès le premier siècle, son église de Notre-Dame,