Ibid
établit que des processions auraient lieu les trois jours qui précèdent l’Ascension et que le premier on irait de l’église de la mère de Dieu, diteud Prœsepe, jusqu’à Saint- Jean-de-Latran1.
Enfin Léon IV, pour demander à la sainte Vierge de délivrer Rome du dragon qui en infestait les environs, fit une solennelle procession le jour de l’Assomption et choisit parmi les stations Sainte-Marie-Majeure, où il fut accompagné d’une multitude immense de peuple 2.
Dans l’église de Santa-Bertrada, fondée àMilan en 836, on voit encastré sur un mur un marbre qui représente une procession qu’on avait coutume d’y faire le jour de la Purification. Deux prêtres portaient sur leurs épaules une image de Notre-Dame, qu’on appelait idea. Ainsi qu’on le voit écrit sur le marbre et dans les anciens cérémoniaux de l’église de Milan, on la nommait aussi hypapanthe; l’évêque et tout le clergé suivaient avec des cierges allumés. On voit donc sur ce bas-relief d’abord l’image de la sainte Vierge avec l’enfant Jésus dans ses bras, puis le porteur de la croix épiscopale vêtu du pluvial, un diacre avec un livre fermé, l’archevêque avec la mitre antique et le pluvial, la main droite élevée pour bénir le peuple et tenant un bâton de la main gauche. Derrière lui, l’archiprêtre avec le cierge dans la main gauche et la ferula dans la droite, plusieurs clercs vêtus du pluvial et portant des cierges, enfin le maggiore dei vecchioni, fermant la marche, barbu et appuyé sur un bâton.
M. Forgeais, parmi les plombs qu’il a retrou-