Vas admirabile opus Excelsi. ( Eccl
« Rosa mystica. Quasi plantatio rosæ in Jéricho. {Eccl., 24- 18.) Quasi flos rosarum in diebus vernis. {Eccl.. 50-8.) Quasi rosa plantata super rivos aquarum. ( Eccl ., 39-17.) Florebit quasi lilium. {Is., 35-20.)
Marie est une rose sans épine ; on dit en effet qu’avant le péché les roses n’avaient point d’épines. La rose, d’après les fictions des poëtes, est née de la transpiration d’une femme nommée Jona qui paraissait blanche au lever du soleil et rouge à midi. La sainte Vierge est une rose blanche et rouge. On lit dans les poésies de Sapho : « Si Jupiter eût voulu donner une reine aux fleurs, la rose l’aurait été ; en elle est l’ornement de la terre, l’honneur des plantes, l’œil des fleurs, la couleur des prairies, l’éclat de la beauté, la vie de l’amour. Marie est la rose de Jéricho1 qui bien que desséchée depuis longtemps peut se rouvrir de nouveau.
Ave, rosa speciosa,
Rosa dulcis et formosa,
Tu es rosa singularis,
Sola rosa tu vocaris.
a Turris Davidica, turris fortissimo.. (Prov. , 17, 10.) Sicut turris David quæ ædificata est
1. La rose de Jéricho est un petit végétal d’un décimètre de hauteur qui croît dans les lieux sablonneux de l’Egypte, de l’Arabie et de la Syrie. La tige se ramifie dès la base et la plante produit des fleurs blanches sans support, qui se transforment en fruits arrondis. A la maturité des fruits, les feuilles tombent, les rameaux se durcissent, se dessèchent, se courbent en dedans, de manière à former une espèce de pelotte; puis viennent les vents d’automne qui déracinent la plante et l’emportent jusqu’à la mer. Là elle est recueillie et apportée en Europe, oh on la recherche à cause de ses propriétés hygrométriques. En effet, si l’on place dans l’eau l’extrémité de la racine, on voit la rose s’ouvrir, puis se fermer de nouveau au fur et à mesure qu’elle se dessèche.
M. Rohault de Fleury, auteur de ce livre, donna un jour de fête une de ces roses à sa fille, en écrivant audessous cette touchante épigraphe : « Cette fleur paraît fanée, mais, comme le cœur d’un père, elle ne vieillit pas et se rajeunit après bien des siècles. »
cum propugnaculis; mille clypei pendent ex ea .{Cant., 4-4.) Turris fortitudinisafacie inimici. (. Ps ., 40-4.) Le texte sacré mentionne sept tours, dont les images peuvent s’appliquer à Marie. La tour du Liban, montagne exhalant sans cesse une odeur d’encens. La tour, d’Ananeel laquelle, selon saint Jérôme, signifie la grâce de Dieu, etc.
« Turris eburnea. Sicut turris eburnea. {Cant. . 7-4.) Domus eburnea. (III, Reg., 22-39.) Fecit Rex Salomon thronum de ebore grandem. (III, Reg., 10, 18.)
« Domus aurea. Sic habitabo quoniam elegieam. {Ps., 13 1, 4.) Compleverat gloria Domini donum Dei. {Par., II, 5-14.) Nihil erat in templo quod non auro tegeretur. (III % ?g; 6-22.)
« Fœderis area. Ecce area fœderis Domini omnis terræ. {Jos., 3~4.)Surge, Domine, in requiem tuam, tu et area sanctificationis tuæ. {Ps., 131-8.) L’Écriture nous fait voir deux arches, celle de Noé, celle de Moïse, l’une et l’autre images de Marie.
« Janua cœli. Januas cœli aperuit. {Ps., 77-23.) Collocavit ante paradisum voluptatis cherubim et flammeum gladium. {Gen., 3-24.) Non est hic aliud nisi porta cœli. [Gen., 28-17.) Hæc porta Domini, justi intrabunt in eam. — C’est à la porte des villes que s’administrait autrefois la justice, tant pour avertir ceux qui passaient là qu'ils ne devaient rien faire de contraire à la loi, que pour montrer que la ville était l’asile de la justice.
« Stella matutina. Orietur Stella ex Jacob. (. Nomb ., 24-17.) Ortus est sol et congregati sunt et in cubilibus suis collocabuntur. (Ps., 103-22.) Stella splendida et matutina. (oApoc., 22-16.)
« Salus infrmorum. Sanat omnes infirmitates. iPs., 102-3.) Quis infirmatur et ego non infirmor. (II, Cor., 2-29.) Virtus... exibat et sanabat omnes. (Luc, 6-19.)
a Refugium peccatorum. Prohibuisti me hodie
CH. XIII. — CULTE
ne irem ad sanguinem. (I, Reg., 25-33.) i Adonias tenuit cornu Altaris. (III, Reg.. \ 1-5 1.) Deduxit in portum. (R s., 106-30.) Erat hæc eis ad refugium. (I. Mach., 10-14.)
« Consolatrix afflictorum. Quasi Stella matutina in medio nebulæ et quasi luna plena in diebus lucet et quasi sol refulgens. ( Eccl ., 50-6.) Spes mea tu in die afflictionis. ( Jer ., 17-17.) Hæc me consolata est in humilitate mea. ( Ps 1 1 8-50.) Diem mœroris et luctus eis vertit in gaudium. (Est.. 16-21.) Saint Ignace martyr écrivait à saint Jean : « S’il « m’est permis de me rapprocher de toi, je « veux monter jusqu’à Jérusalem et y voir « les saints qu’y s’y trouvent et surtout « Marie, mère de Jésus, qu’on dit être l’ob- « jet de l’admiration de tous et que tous « désirent voir. »
« oAuxilium christianorum. Scutum inexpugnable. (Sap., 5-20.) Ibi confregit potentias arcuum. (Ps., 75-4.) Væ genti insurgenti super genus meum, Dominusenim omnipotens vindicabit eis. (Jud., 16-20.)
a Regina angelorum. Mi Ilia millium ministrabantei, et decies millies centena millia assistebant ei. (Dan,. 7-10.) Dominare nostri tu et filius tuus (Jud., 8-22.)
« Regina patriarcharum. A longe aspicientes et salutantes. (Heb., n-13.) Régna propter... mansuetudinem et justitiam et deducet te mirabiliterdextera tua. (Ps., 44-5.) Hi patriarchæ et cognationum principes qui habitaverunt in Jérusalem. (Parai., 1,8-28.) Le mot de patriarche signifie chef d’une famille ou d’une race.
« Regina prophetarum. Gloria filiæ regis, circumamicta varietatibus. (Ps., 44-15. )Beatam me dicent omnes generationes. (Luc, 1-48.) Suscepit Israël puerum suum. (Luc, 1-54.) Huic prophetæ testimonium perhibent.
(QÂct., 10-43.) Le don de prophétie a été quelquefois accordé à des femmes, Marie sœur de Moyse, Débora, Anne mère de Samuel, Holda du temps du roi Josias, Eli¬
sabeth mère de Jean Baptiste, Anne fille de Phanuel, les quatre filles de l’apôtre Philippe, etc. (oAct., 21-9.)
« Regina apostolorum. Murus civitatis habens fundamenta duodecim et in ipsis duodecim nomina duodecim apostolorum agni.
(oApoc., 21-14.) Erant persévérantes unanimiter in oratione cum Maria matre Jesu. (c Jet., 1-14.)
a Regina martyrum. Tuam ipsius animam pertransibit gladius. (Luc , 2-35.) Ipsi vicerunt propter sanguinem agni et propter verbum testimonii sui, et non dilexerunt animas suas usque ad mortem. (oApoc., 12-11.) Attendite et videte si est dolor sicut dolor meus. (Lam., 1-12.) Il n’est pas nécessaire pour être considéré comme martyr que la mort s’ensuive effectivement; saint Jean est honoré comme martyr, quoiqu’il soit sorti vivant de la chaudière d’huile bouillante. D’ailleurs Marie souffrit plus que tous les martyrs, ce qui faisait dire à saint Bernard : « Nunc solvis virgo cum usura quod in partu non habuisti a natura. Dolorem pariendo filium non sensisti quem millies replicatum filio moriente passa fuisti.
« Regina confessorum. Mittebant coronas suas ante thronum. (oApoc., 4-4.) Quiappropinquant pedibus ejus accipient de doctrina illius. (Dent., 33-3.) In omni opéré dédit confessionem sancto. (Eccl., 47-9.) On appelle confesseurs ceux qui terminent saintement leur vie mortifiée dans le Seigneur, quoiqu’elle n’ait pas été tranchée par l’effusion du sang.
a Regina virginum. Dux virginitatis. (Jer., 3-4.) Mulier innupta et virgo cogitât quæ Domini sunt, ut sit sancta corpore et spiritu (I, Cor.. 7-34.) Virgines sunt, sequuntur agnumquocuraque ierit. ( QApocal ., 14-4.)
« Regina sanctorum omnium. Alia claritas lunæ, et alia claritas stellarum. (I, Cor., 15-41.) Erit nions domus Domini præparatus in vertice montium. (Mich., 4-1.)
a Regina sine labe concepta. Dominus posse.dit
PROCESSIONS ET LITANIES
me in initio. ( Prov ., 8-22.) Non pro te sed pro omnibus hæc lex constituta est. {Est., 15-13.) Columba mea, immaculata mea.
(' Cant ., 5 -2.) Tota pulchra es et macula non est in te. {Cant., 4-7.)
L’intercession des saints se retrouve déjà dans l’Ancien Testament. Dieu ordonne aux amis de Job de prendre un intercesseur auprès de lui pour obtenir leur pardon. T out le peuple court à Samuel lui demander de prier toujours Dieu de les délivrer des mains des Philistins. Pharaon demande à Moïse de prier Dieu qu’il détourne les plaies d’Égypte.
« oAgnus Dei qui toi lis peccata mundi, parce nobis. Vidi agnum stantem. (c 4poc., 5 -6.) Ecce agnus Dei. {Jean, 1-29.) Parce, Domine, parce populo tuo. {Joël, 2-17.) Exaltabitur
parcens vobis. {Is., 30-18.) Pepercit populo suo. {Joël, 2-18.)
« oAgnus Dei qui tollis peccata mundi, exaudi nos. Agnus qui occisus es ab origine mundi. {oApoc., 13-8.) Exaudi nos Deus salutaris noster. ( Ps ., 64-6.) Sic deprecatur exaudietur. ( Eccl. , 33-4.)
« oAgnus Dei qui tollis peccata mundi, miserere. Dédit septem angelis septem phialas plenas iracundiæ Dei. {OApoc., 15-7.) Habemus redemptionem per sanguinem ejus. (Co/., 1-14.) Miserere nobis, Domine, miserere nobis. {Tob., 8-10.) Deus misereatur nostri et benedicat nobis. {Ps.. 66- 2.) »
Les prières de Marie nous conduisent à la fin des litanies aux pieds du trône de l’Agneau que saint Jean dans l’Apocalypse nomme jusqu'à vingt-sept fois.