‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 368 sur 458 · VERRES · texte numérisé non relu

VERRES

Les verres dorés constituent une classe de monuments très-importants et dont l’ancienneté vient à l’appui de celle du culte de la sainte Vierge, on les trouve le plus souvent fixés avec de la chaux aux loculi des cimetières chrétiens et, circonstance remarquable, on ne les rencontre que là, et on n’en voit pas vestige en dehors de Rome; ils durent un siècle, puis on en perd le souvenir.

Époque. — Le père Garrucci discute la question de savoir s’ils datent du 111e ou du ive siècle et il se prononce pour le ive. Buonarotti, dit-il, incline à attribuer la majeure partie de ces verres aux temps des Gordiens et de Philippe (244) après l’empire de Valerius et voudrait les comprendre tous dans le 111e siècle de l’Église, avantla persécution de Dioclétien. On ne doit pas suivre complètement cette opinion, quoique le martyre de sainte Agnès ait pu arriver sous Valérien ou Gallien ; on peut les limiter à Dioclétien, car on a trouvé récemment un verre qui représente le pape Marcellin, lequel a vécu sous Dioclétien et a été martyrisé en 304 l. Dans tous les verres que le savant archéologue a vus, le

1. Garrucci, Storia dell’ arte crisùuna. — Vetri ornati RomUj in— f*°, 1838.

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