Martigny
retroussant par ce geste les plis de son manteau ; elle est nimbée, et à côté du nimbe on lit MP ©V. Sur le revers on voit représentés les trois mages avec le bonnet phrygien qui s’avancent vers la Madone assise et tenant l’enfant Jésus ; l’étoile est placée au-dessus de sa tête et au-dessous de la scène on aperçoit de petites colombes.
(Pl. CXX.) — Le second type figure la sainte Vierge en buste avec le Sauveur devant sa poitrine et semblant de ses mains soutenir son nimbe crucifère ; cette médaille est commune à Jean Zimiscès, Basile II et Constantin XI donfles inscriptions se lisent par derrière1. Nous avons dessiné à la Bibliothèque nationale cette pièce d’un module égal à 23 millimètres.
Le troisième type nous présente la sainte Vierge mettant le diadème sur le front de l’empereur pendant que la main divine qui paraît dans le haut semble y verser sa bénédiction. L’empereur tient une croix double dans la main gauche et à sa droite on lit le fameux mot Geotozoç qui signale sa profession de foi orthodoxe à l’endroit de Marie. (PL . CXX
Romain Argyre. (1028+1034.) PL CXVII.
— La médaille d’argent de Romain Argyre que nous possédons à la bibliothèque représente le couronnement de l’empereur par la sainte Vierge ; les deux personnages sont debout. L’empereur en riche costume de cour tient un globe à la main.
M. d’Amécourt possède une délicieuse monnaie d’or de cet empereur; après celle de Léon le Sage aucune effigie ne nous a paru réunir plus de pureté de dessin à une conservation plus parfaite; la sainte Vierge y est représentée nimbée, avec trois pois sur le front et les épaules et l’enfant Jésus sur la poitrine. Une autre médaille du même cabinet conserve aussi l’effigie de Romain Argyre. La sainte Vierge est repré-