‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 374 sur 458 · Saulcy, Essai de classification des médailles byzantines · texte numérisé non relu

Saulcy, Essai de classification des médailles byzantines

nouvelles médailles encore frappées à l’effigie de la mère de Dieu, mais entrant plus ou moins dans les mêmes données; celle, par exemple, que nous avons dessinée à la Bibliothèque nationale et qui appartient à Andronic II (1282-1328) et celle de Constantin Dracosès Paléologue (1448-1453).

Sous les Paléologues, on voit se produire un type tout à fait spécial : la sainte Vierge, les bras étendus, de face, est entourée des murailles crénelées d’une ville. Cette ville n’est autre, si nous en croyons du Cange, que Constantinople qui, dès l’ère constantinienne, avait] été placée sous la protection de Marie. Jean V a un type qui lui est propre ; il s’est fait représenter donnant la main à la sainte Vierge.

Médaille d’Andronic Paléologue.

Roger (1085-1111). — Cette glorification de la sainte Vierge par les médailles qui mettait son effigie à chaque instant entre toutes les mains et qui confondait son image avec la représentation de la fortune ou la récompense du travail, ne fut pas seulement usitée en Orient. Nous la retrouvons en Italie dès le xie siècle. Vergara cite une monnaie de bronze fort grossière sur laquelle on voit un prince à cheval, portant une lance pavoisée, et où on lit l’épigraphe : Rogierus Cornes. Au revers est l’image de la sainte Vierge, assise sur un trône, tenant l’enfant Jésus qu’elle élève comme pour le montrer au monde; on lit autour : MAIRIA-MATER. DMI1.

Sur une autre médaille à peu près semblable

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