‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 422 sur 458 · Hymne VIII · texte numérisé non relu

Hymne VIII

Cœli porta Per quam orta Salus est fîdelium ; Porta lucis Quæ perducis Ad perenne gaudium,

Virgo clara Quæ ignara Virilis consortii Meruisti Esse Christi Mater Dei filii,

Sume vota,

Ne remota Tuis sis supphcibus, Sed intende Et defende

Nos a malis omnibus.

Multa de te Sunt prophetæ Locuti præsagia,

Non ignari Singulari

Te ditandam gratia.

Mater Eva

Morte sævâ Suam pro’em perdidit; Tua fides Quà renides Nobis vitam reddidit.

Tu præclarus Es thésaurus Omnium Charismatum Saue plenus Et amœnus Hortus es aromatum.

Fous redundans Reos mundans Aquarum viventium, Has qui bibunt Non sitibunt Sed habent remedium.

Fous signatus Non turbatus Bestiarum pedibus,

Non confusus,

Sed conclusus Divinis virtutibus.

Exquisitis Margaritis Ornantur monilia,

Sed tuorum

Plane morum Extat major gratia.

Flores verni Soient cerni Voluptate nimiâ,

Tu delectas Mentes lectas Præcellenti gratia.

Nam si flores Dant odores Et décorum proférant.

Mox marcescunt Et arescunt Nec durare poterunt.

Tuus viror,

Quem plus miror, Non est corruptibilis, Non marcescit Nec decrescit,

Sed est immutabilis.

Tua fama, Thymiama, Balsamumque superat, Dum flagrescit, Mentes pascit Et a morte libérât.

POESIES. — (XII» SIECLE

Ceux qui sont élevés sont abaissés, comme vous le dites dans votre cantique, et les humbles sont élevés à des honneurs merveilleux.

Le monde entier est parfumé de la grâce de Jésus-Christ, qui , né sans père humain et vous ayant pour mère , gouverne toutes choses.

Les belles filles de Sion vous louent et vous admirent; elles se plaisent à s'embellir et à se parer de votre beauté.

De toutes parts on vous proclame belle comme l'aurore et on reconnaît en vous la reine honorée du choix suprême et ornée de toutes les perfections.

O heureuse mère, dont les entrailles sacrées ont mérité l’honneur de contenir celui qui contient tout,

Daignez m'arracher aux mains de la vie mortelle, et faites qu après la mort je participe au repos éternel.

Je vous implore pour le salut de mes parents,

faites qu'ils soient heureux et à l'abri de tout péril.

O bienheureuse Marie ! ayez pitié de nous, accueillez favorablement nos prières et, dans votre bonté, délivrez-nous de tous nos maux.

i. Vierge sainte, chaste mère, illustre fille de David, par vos pieuses prières sauvez-nous de la mort du péché.

Tige de Jessé qui réconfortez les âmes fatiguées, fortifiez-nous et chassez les cohortes des ténèbres.

Défendez contre leurs traits ceux qui vous implorent. Quiconque ne cherche que la satisfaction de la chair en est atteint et périt.

Vierge douce, sauvez-nous des châtiments et des tortures et ne nous laissez pas tomber dans les supplices de l'enfer.

Faites que nous menions toujours une vie heureuse et tranquille et que nous jouissions du bonheur de la vertu et du salut.

Nunc elati,

Sunt prostrati, Sicut dicis cantico,

Et abjecti Sunt provecti Honore mirifico.

Universus Est aspersus Mundus Christi gratiâ, Qui te matre Sine pâtre Natus régit omnia.

Te laudantes Et mirantes Pulchrae Sion filiæ, Illustrari Et ornari

Tuâ gaudent specie.

Te decoram,

Ut auroram, Universi præferunt,

Te electam Et perfectam Te reginam asserunt.

O felicem Genitricem Cujus sacra viscera Meruere

Continere

Continentem omnia !

De mortalis Vitæ malis Me dignanter erue,

Et post mortem Fac consortem Quietis perpetuæ.

Pro meorum Propinquorum Te salute postulo.

Ut lætentur Et salventur Ex omni periculo.

O beata Miserata

Preces nostras suscipe,

Et de malis Universis

Nos cletnenter eripe.

(Félix Clément, Carmina , p. 446. Trad. 484.)

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