‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 424 sur 458 · Hymne XIII · texte numérisé non relu

Hymne XIII

Yirgo splendens Qu* transcendens

Electorum ordines, Magistratum Et primatum Sanctitatis obtines,

Fons virtutum Sic pollutum Meum os purifiées, Ut favore Digna fore Mea verba judices.

Importunus Et indignus Tui sutn præconiis, Quum obsessus Et oppressus Multis sim flagitiis.

Tamen spero Quod non ero Expers voti penitus, Si te colam Per quam solam Est ad vitam reditus.

Benedicta Cujus vita Summo régi placita Hostem stravit, Culpam lavit, Restauravit perdita !

POESIES. — (XII* SIECLE

suprême, qui avez terrassé l’ennemi, qui avez lavé nos péchés et sauvé ce qui était perdu.

Mère de Dieu, adressez-lui des prières qui nous fortifient, adressez-lui des prières en notre faveur, afin que tout nous réussisse.

Il croit toujours que vos prières sont efficaces, celui qui aime l’enfant que vous avez allaité.

Médiatrice et conservatrice des âmes faibles, exaucez nos vœux en accordant aux malades le remède qu'ils désirent.

Rendez la lumière aux aveugles et dessillez les yeux de ceux qui sont plongés dans les ténèbres ; soulagez les opprimés, relevez les cœurs abattus et réjouissez les affligés,

Essuyez les pleurs des pauvres et des captifs ; demandez un heureux retour pour les voyageurs et les prisonniers,

Faites que les navigateurs aient la joie de revoirie port; comprimez la violence des vents et apaisez les tempêtes de la mer,

Réconciliez les ennemis, rendez-nous bons les uns pour les autres, pour que nous trouvions un juge doux et clément.

Que les Juifs eux-mêmes , tout coupables qu’ils soient, trouvent en vous une protectrice auprès de votre Fils, afin qu’ils le reconnaissent et implorent son assistance.

O notre souveraine ! dispensatrice de la véritable sagesse, rendez-moi juste et faites-moi marcher droit dans le sentier de la justice.

Demandez à votre Fils qu’il efface nos péchés et implorez-le afin que rien ne nous épouvante à l’heure de la mort.

i. Mère de Dieu par qui les pécheurs obtiennent le pardon, vous qui avez triomphé de l’astuce du serpent maudit,

Mère bénie, accordez-nous de célébrer votre fête de telle sorte que nous méritions par votre entremise d’échapper àla colère qui nous menace. O femme admirable ! afin que nous puissions

Mater Dei Preces ei

Funde quæ nos muniant, Preces funde,

Ut secundæ Quæque res eveniant.

Tuas preces Efficaces

Esse numquam ambigit.

Quisquis ilium Quem pusillum Lactavisti, diligit.

Mediatrix Et salvatrix Infirmarum mentium, Fave votis Dans ægrotis Optatum remedium.

Cæcis lumen Et acumen Caliginosis repara,

Leva pressos,

J u va fessos, Mœrentes exhilara.

Egenorum,

Et vinctorum Consolare gemitum,

Peregrinis Et captivis

Gratum posce reditum.

Ut lætantes Navigantes Veniant ad littora, Violentos Claude ventos Mota sedans æquora.

Inimicos Fac amicos,

Et benignos invicem, Ut non gravera, Sed suavem Sentiamus judicem.

Pro Judæis Licet reis Tuum roga filium,

Ut agnoscant Hune et poscant Ejus adjutorium.

O magistra,

Et ministra Yeræ sapientiæ,

Fac me rectum Et perfectum

In via justitiæ.

Posce natum Ut reatum Meunr ipse deleat,

Et implora Ut in horâ

Mortis nil me terreat.

(F. Clément, p. 450.)

Hymne XVII.

Mater Dei Per quam rei Consequentur veniam, Quæ vicisti Maledicti

Serpentis astutiam,

Benedicta Fac nos ita Tua festa colere,

Ut venturam Per te iram Possimus evadere.

O insignis,

Ut te dignis Valeamus laudibus Venerari,

CH. XVI

CULTE

vous chanter d’une manière digne de vous, faites que nous soyons purifiés de toutes nos fautes.

Vierge sainte, voyez à quelles tentations nous sommes sans cesse exposés ; soutenez-nous pour que nous résistions courageusement.

Hélas ! qu’ai-je fait lorsque je me suis livré à une mort éternelle en me laissant séduire par les vanités d’une vie fugitive et passagère?

Douce Vierge, je viens vers vous triste et affligé, je ne connais pas de remède meilleur contre ma langueur.

Vous implorer est le $eul remède qui reste à ceux qui sont tombés, vous qui donnez la joie et la santé à ceux qui sont blessés.

Qu’il s’adresse à vous celui qui soupire, accablé sous le poids de ses fautes, et qu’il soit persuadé que vous lui rendrez le Seigneur favorable.

Unie à Dieu, vous pouvez tout donner à ceux qui vous prient, puisque vous commandez aux esprits bons et mauvais.

Quelle espérance de salut, quelle consolation resterait aux pécheurs, si le créateur de l’univers ne nous avait donné le remède?

Si ce divin baume avait manqué à notre blessure, qu’aurions-nous fait et que serions-nous devenus dans notre malheur ?

Par son crime, notre première mère nous a entraînés au fond de l’abîme ; mais le sang de votre Fils a effacé sa faute.

Maintenant le retour aux joies célestes est accordé à ceux qui domptent les désirs du monde et les rejettent.

Pour tant de bienfaits, vous êtes chère à tous les saints, vous êtes chère à tous les hommes, vous êtes resplendissante de l’éclat de vos privilèges.

O douce Vierge, par vos prières effacez nos péchés, pour que, purifiés, nous puissions être mis au nombre des habitants des cieux.

Fac mundari Nos a culpis omnibus!

Yirgo sancta,

Cerne quanta Perferamus jugiter Tentamenta,

Et sustenta

Nos ut stemus fortiter.

Heu ! quid feci, Quam me neci Tradidi perpetuæ, Vanitate Captus vitæ Brevis et exiguæ !

Virgo mitis Ad te tristis Et mœrens contugio, Meliorem Ad languorem Curam non invenio;

Te rogare Singulare

Lapsis est remedium, Sanitatis Vulneratis

Per quam datur gaudium.

Te requirat Qui suspirat Pressus mole criminum Habens ratum Quod placatum Reddes ei Dominum.

Deo juncta Potes cuncta,

Dare te rogantibus, Quum malignis Et benignis Imperes spiritibus.

Quæ seductis Spes salutis Esset aut solatium Si non nobis Factor orbis Daret hoc remedium?

Si divina Medicina

Defuisset vulneri,

Quid facturi,

Qub ituri

Nos eramus miseri?

Mater prima Nos ad ima

Suo traxit crimine,

Nunc reatus Est ablatus Tuæ prolis sanguine.

Nunc regressus Est concessus Ad superna gaudia His qui vincunt Et relinqunt Mundi desideria.

Cunctis sanctis Es pro tantis Grata beneficiis,

Cunctis cara Et præclara Magnis privilegiis.

Virgo mitis,

A dilectis

Nos emenda precibus,

Ut purgati Simus apti Jungi cœli civibus.

(Félix Clément, p. 45 1 • )

POESIES. — (XII« SIECLE

i: O Vierge, qui nous donnez le salut, étoile de la mer, mère d’un Fils soleil d’équité, auteur de la lumière, Vierge toujours pure, recevez nos louanges.

Reine du ciel, qui avez donné la guérison aux malades, la grâce aux fidèles, la joie aux affligés, lumière céleste du monde et espérance du salut;

Cour royale, vierge resplendissante, demandez pour nous guérison et assistance ; accueillez nos vœux et par vos prières écartez de nous tout ce qui peut nous nuire.

Chœurs des vertus qui vous tenez toujours auprès du souverain maître et vous réjouissez de sa présence, rappelez-vous la brebis égarée et venez à notre secours.

Vous êtes les heureux habitants de la patrie céleste, vous ignorez tous les maux qui nous accablent et qui rendent notre vie misérable.

Aussi nous vous prions et nous vous supplions de protéger et de soutenir vos serviteurs dont le roi règne au-dessus de vous avec Dieu le Père.

Patriarches et prophètes, majestueux sénat assis sur des trônes, resplendissants de couronnes et vêtus de vêtements éclatants de blancheur, obtenez que nos péchés soient effacés ;

Phalanges des saints apôtres, dirigez-nous par

vos instructions, protégez-nous par vos conseils, entendez nos vœux, appuyez-les de vos prières et déliez-les des liens qui nous étreignent.

Demandez pour nous un redoublement de paix, blanche troupe des innocents, qu’un roi glacé d’effroi ordonna de massacrer dans la crainte d’être précipité du haut de son trône.

Triomphateurs qui, grâceà votre foi, avez vaincu les terreurs du monde et avez dédaigné la gloire, faites-nous partager la joie de vos triomphes.

Obtenez l’accomplissement de nos vœux, chœurs des prêtres, foule des confesseurs et vous tous qui avez montré une obéissance agréable à Dieu.

Essaim virginal, priez pour nous, afin que nous soyons arrachés aux maux de la vie présente et de la vie future et pour que nous recevions ce que nous demandons.

Multitude nombreuse des saints qui régnez dans le ciel, entendez nos prières et faites qu’avec votre aide nous puissions jouir de la lumière éternelle.

Vous tous élus qui êtes enfin parvenus à la vie des bienheureux, priez pour nous le Seigneur, afin qu’il nous accorde de vivre heureux au sein de la joie et du bonheur,

i. Hymne XVIII.

O salutaris virgo, Stella maris, Geuerans prolem, æquitatis solem, Lucis auctorem, retinens pudorem, Suscipe laudem!

Cœli regina, per quam medicina, Datur ægrotis, gratia devotis, Gaudium mœstis, mundo lux cœlestis, Spesque salutis,

Aula regalis, virgo specialis,

Posce medelam nobis et tutelam, Suscipe vota, precibusque cuncta Pelle molesta.

Virtutum chori, summo qui rectori Semper æstatis, atque jubilatis,

Ovis remotæ memores estote, Nosque juvate.

Felices estis, patriæ cœlestis Cives, cunctorum nescii malorum

Quæ nos infestant, miseramque præs- Undique vitam. [tant]

Undè rogamus, atque supplicamus,

Ut foveatis atque muniatis Vestros conservos, quorum Rex super Cum Pâtre régnât. [vos]

Patriarcharum atque prophetarum Pollens senatus diluât reatus,

Sedens in thronis, renitens coronis, Vestibus albis.

Ordo sanctorum nos apostolorum Regat docendo, foveat regendo,

Votis intendant, supplices défendant, Vincula solvant.

[tium,]

Pacis augmentum, poscat innocen- Grexcandidatus, quos rex perturbatus Jussit necari, metuens privari Culmine regni.

Triumphatores, mundi qui terrores,

Fide vicerunt, gloriam spreverunt, Nobis suorum,pr*stent triumphorum Gaudia secum.

Impetret votum, chorus sacerdotum,

[rum,]

Necnon cunctorum cœtus confesso- Omnes qui graturn Deo famulatum Exbibuerunt.

Grex virginalis, oret ut de malis Sæcli prassentis, sicut et sequentis Eripiamur, et quod postulamus, Accipiamus.

Universorum cunei sanctorum Cœlo régnantes, audiant rogantes ; Quibus adjuti, mereamur uti Luce perenni.

Omnes electi, compotes efïecti Vitæ beatæ, Dominum rogate, Nobis ut lætam donet et quietam Ducere vitam.

CH. XVI. — CULTE

Procurez-nous soulagement et assistance, afin que nous échappions aux flots de ce monde et aux angoisses de la géhenne, et que nous obtenions ce que nous désirons par-dessus tout.

Lumière éternelle, dirigez-nous dans la voie de la piété, ô Dieu le Père, 6 Dieu le Fils et vous Saint-Esprit qui les égalez en divinité, Dieu unique en trois personnes avant les siècles des siècles.

Chœurs des fidèles, soyez remplis d’allégresse, Alléluia 1 !

D’une chaste Vierge, ô merveille, est sorti le roi des rois.

L’ange du conseil est né d’une vierge, le soleil est sorti d’une étoile !

Soleil qui ne se couche jamais; étoile toujours rayonnante, toujours brillante.

De même que l’astre enfante le rayon, de même la Vierge enfante un fils aussi beau qu’elle.

Le rayon n’a pas terni l’astre; le fils n’a pas souillé la mère.

Le cèdre élevé du Liban s’est, dans notre vallée, transformé en hysope.

Celui qui est le verbe du Très-Haut a daigné s’incorporer en revêtant la chair.

Isaïe l’a prophétisé; la synagogue s’en souvient et pourtant elle ne cesse pas d’être aveugle.

Si elle ne croit pas à ses prophètes, qu’elle croie au moins aux prophéties des Gentils ; les vers sibyllins ont prédit ces choses.

Malheureuse! hâte-toi, crois les anciennes prophéties ; pourquoi serais-tu damnée, nation infortunée?

Celui qu’annonce l’Ancien Testament est né; venez le voir, une vierge l’a mis au monde.

Honneur et gloire de toutes les femmes, vous qui avez été choisie pour être élevée au-dessus de tout2,

Écoutez avec bonté ceux que vous voyez répéter constamment vos louanges ; purifiez les pécheurs et rendez-les dignes des jouissances célestes.

Præstet levamen, nobis et juvamen, Quo mundi fluctus, gehennæque luc-

[tus]

Sic evadamus ut, quod poroptamus Obtineamus.

Lux sempiterna, piè nos guberna, Pater, ac Nare, parque Deitate Spiritus sancte, Deus unus antè Sæcula trinus.

(Félix Clément, p. 453.)

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