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Eve, après sa chute, reçoit le nom glorieux de Heva, la vie. Elle assiste au meurtre d’un fils tendrement aimé.
Sara, mère d’Isaac, dans sa longue stérilité représente Marie dans sa virginité 3 un ange annonce à chacune d’elles la naissance d’un fils.
Rebecca, femme d'Isaac, attendra dans une longue stérilité la naissance de Jacob.
Rachel, femme de Jacob, vient mourir aux portes mêmes de Bethléem en donnant le jour à un fils, au lieu même où Marie enfanta la vie et le salut de l’univers.
Marie % sœur de Moïse, lui sauve la vie, comme Marie, mère de Jésus, la lui donne, après le passage de la mer Rouge ; les cantiques de la sœur ont quelques accents du Magnificat.
Débora, la fille de Jephté et surtout oAnne, la mère de Samuel le Nazaréen, consacré à Dieu avant sa naissance, le plus grand après Moïse, rappellent sa figuiîe.
Josabeth, la tante du jeune Joas, l’enlève du milieu de ses frères mis à mort, comme Marie devait soustraire un jour l’enfant-Dieu à la colère d'Hérode.
La Bible nous présente encore Ruth, Suzanne, Judith, Esther qui sauvent leur peuple, la mère des Machabées qui voit mourir ses fils.
Les prophéties mystiques, cachées aux yeux des profanes, sont claires pour les saints pères et les fidèles2.
I. Le paradis terrestre 3. — Si Adam est l’image mystique de Jésus, le paradis de délices dans lequel il séjournera est donc un symbole de Marie.
II. L’arche de Noé. — L’arche de Noé, si soigneusement garantie contre l'invasion des eaux diluviennes, porte dans ses flancs un juste, espoir de la rénovation du monde.