Memento, salutis auctor
Quod nostri quondam corporis Ex illibatâ virgine nascendo,
Formam sumpseris.
Maria Mater gratiæ,
Mater misericordiæ,
Tu nos ab hoste protégé,
Et hora mortis suscipe.
POESIES. — (XII* SIECLE
Vierge glorieuse, brillante entre toutes, salut, ô merveilleusement belle ; priez le Christ pour nous1. »
Nous terminons par l’antienne de Pâques, cette radieuse félicitation des chrétiens à la mère du divin Ressuscité :
« Reine du ciel, réjouis-toi, alléluia ! Puisque celui que tu as mérité de porter, alléluia, est ressuscité comme il l’a dit, alléluia, prie pour nous, alléluia 2 ! «
Nous pourrions, en pénétrant dans le xme siècle, signaler de nombreuses poésies en l’honneur de Marie : la touchante invention de XoAngelus, que l’on attribue à saint Bonaventure (i 22 1-}- 1 274) 3, des chants pleins de pompe et de sentiment ; nous en sommes empêché par le cadre de ce livre, qui nous retient au xnç; mais on nous permettra en terminant de rappeler quelques vers de la Divine Comédie, les plus brillants composés dans le moyen âge à la gloire de la sainte Vierge et qui résument pour ainsi dire la pensée des siècles précédents.
« Et la Reine du ciel4, pour qui je brûle tout