Avec baldaquin de porphyre vert. (O1 Pitra
HOMELIES DU MOINE JACQUES
est sur le trône; la jeune Vierge reçoit un pain de l’ange. Zacharie debout, avec le nimbe et la flamme sur la tète, soulève son rideau et contemple ce spectacle; derrière lui un enfant allume des cierges.
j Tandis que, suivant sa coutume, elle vivait dans l’intérieur du temple, Zacharie vit quelqu’un d'un aspect étranger s’entretenir avec elle et lui donner de la nourriture. Le grand prêtre, ayant annoncé sa prophétie, ht asseoir la jeune hile sur la troisième marche de l’autel, à cause de ses trois ans, parce que les bienfaits de l’Esprit-Saint devaient s’accroître avec les degrés de l’âge. Bientôt, voyant un ange apparaître à la Vierge et s’entretenir avec elle, il fut très-étonné d’abord, parce que les anges avaient l’habitude de ne s’entretenir qu’avec les prêtres. Il en conclut que la jeune hile était en haute estime auprès de Dieu, et que c’est elle qui accomplissait les prédictions annoncées par les prophètes. »
§ 21. — « Toute la maison d’Israël aimait Marie qui habitait dans le temple, comme une colombe, amassant des vertus pour édiher son nid mystérieux. Elle volait du premier voile au second, passait ensuite au saint des saints, puis pénétrait dans le sanctuaire des mystères; enhn tout lui était permis, parce qu’on était persuadé de son innocence. »
S 33' — " Les Parents se retirèrent, admirant Dieu, et le louant, parce qu’elle n’avait pas retourné les yeux vers eux, montrant ainsi que Dieu lui avait donné une âme ferme et constante. «
Paris, f° xoo, §24. Rome, 740, v°. (PI. LXXIII.) — Titre en or : oArrivée des justes (dAnne et Joachim) dans le temple pour voir la Vierge qui ne se retourna pas vers eux comme on s’y attendait.
Image : Première ligne : Zacharie (manteau rouge, robe bleue, tunique de dessous courte, gris de fer) encense le voile de pourpre. (Neuf hommes derrière lui.) Deuxième ligne : Sainte Anne et Joachim suivis de jeunes hiles. La
sainte Vierge, grande, dans le temple, leur parle, elle fait signe sans se retourner.
« Pourquoi faut-il admirer qu elle ne se soit pas retournée vers ses parents? Parce que ceuxci lui avaient inculqué la force de l’âme. En se séparant de leur hile, ils n’avaient pas manifesté de marques de tristesse, et ne lui avaient pas tenu un langage comme celui-ci : « Nous avons eu beaucoup à souffrir, ma hile, pour t’obtenir. Notre stérilité a été cause de bien des chagrins avant de t’avoir sous nos yeux; nous espérions jouir de toi qui aurais été notre consolation. # Mais ils se retirent en louant Dieu. »
Paris, f° 103, § 25. Rome, 76, v°. (Pl. LXXIII.) — Titre en or : Deuxième vision de Zacharie qui considère pendant V encensement la sainte Vierge recevant sa nourriture de l' ange.
Image : Zacharie suivi de quelques hommes encense et regarde un ange volant dans le ciel et donnant à manger à la jeune hile, debout, au bas des degrés de marbre qui conduisent au trône vide.
Dans les peintures grecques on voit la sainte Vierge au temple, en haut d’une espèce d’escalier où les anges lui apportent à manger. Dans l’évangile apocryphe de la nativité de sainte Marie, on lit : « et lorsque le terme de trois ans fut révolu... ils amenèrent au temple du Seigneur cette Vierge avec des offrandes. Or il y avait autour du temple quinze degrés à monter, les parents placèrent donc la petite bienheureuse vierge Marie sur le premier degré. Elle les monta tous, un à un, sans qu’on lui donnât la main. «
« Quand elle fut rendue à Dieu et privée des soins des hommes elle vivait dans le temple comme une colombe, et recevait la nourriture de la main de l’ange1. Il ne faut pas conclure qu’un ange lui apportait toujours sa nourriture; car elle devait être nourrie dans le temple, mais quand les personnes préposées ( généralement
x. De nativit. glorios. virg. Maria; : Ab angelis quotidiè visitabatur... angélus apparens sïbi escam daret.
CH. XVII. — CULTE
des servantes) oubliaient de lui apporter le nécessaire pour vivre, un ange y suppléait.
Paris, f° 109. Rome, 82, v°. — Titre en or : Lit de Salomon; en cercle les soixante forts.
Image : Le Christ couché sur un lit; soixante têtes représentent la milice des forts du Cantique des cantiques. Quelques chefs de cette milice se voient sur le devant1.