‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 455 sur 458 · A droite. (O1 Pitra · texte numérisé non relu

A droite. (O1 Pitra

les premières louanges, Elisabeth ajouta: Heureuse, vous qui avez cru, parce que les paroles que le Seigneur vous a dites s’accompliront. Ni Abraham, ni Isaac, ni Jacob, ni Moïse ne se seraient montrés si confiants en l’absence de signes visibles.

« Marie resta environ trois mois chez Élisabeth : d’abord pour voir la fin de la grossesse de sa cousine, et partager la joie générale de toutes les tribus à cause de cet enfantement; puis pour voir la fin du silence de Zacharie. Elle savait, par don de prophétie, que la parole lui serait rendue, et qu’il révélerait à haute voix les mystères qui la concernaient. Enfin le précurseur était né, et Zacharie ayant recouvré la parole entonnait l’hymne prophétique quand la sainte Vierge quitta Elisabeth. Alors celle-ci lui adressa la parole : A votre arrivée, Vierge mère, j’ai ressenti la plus douce joie, en vous voyant venir contre tout espoir, et surtout en apprenant les mystères ineffables qui s’accomplissent en vous. Je tressaillis de bonheur, et il me semblait que j’étais élevée au-dessus des lois ordinaires de la nature. Et comment n’en aurait-il pas été ainsi, quand je savais que Celui qui est assis sur le trône des chérubins était revêtu d’un corps dans votre sein immaculé } A cette pensée, je vous ai embrassée comme parente, acclamée comme reine, révérée comme mère du Créateur. Allez donc, trésor de salut, tabernacle qui cache les richesses de la bienfaisance et de la libéralité! Allez, source de notre joie, attente du genre humain, médiation ardemment désirée! allez, gloire du genre humain, miracle inaccessible à la pensée, fécondité de la terre stérile ! »

Paris, fü 217, § 37. Rome, 164, r° .(Pl. LXXV.) — Titre en or : Q/ldieu d’ Élisabeth.

Image : La sainte Vierge et Élisabeth se saluent. L'enfant qui accompagne la sainte Vierge est en bleu. Trois femmes derrière Élisabeth.

« C’est en ces termesvraisemblablement qu’Éli-

1. Trois images paraissent manquer, f° 156, v° 15:9 r°. !6j5 v°. (Cardinal Pitra)

CH. XVII. — CULTE

sabeth dit adieu à Marie, et elle l’embrassa. Marie en chemin ne cessait de louer Dieu, d’autant plus que les mystères se révélaient d’une manière plus évidente. »

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