‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 47 sur 458 · EN CHINE, EN EGYPTE, EN GRECE, A ROME EN AMERIQUE · texte numérisé non relu

EN CHINE, EN EGYPTE, EN GRECE, A ROME EN AMERIQUE

Au fond de toutes les théogonies se trouvent deux croyances, constantes quoique défigurées par des symboles et des fables souvent absurdes. L'histoire d’un temps ancien où l’homme innocent et heureux coulait dans l’âge d'or des

jours purs et sereins; un juste, un prophète, sous des noms qui variaient suivant les idiomes et les sectes, devait rendre à la terre le bonheur qu’elle avait perdu par ses crimes. La Chine, l’Inde, les Egyptiens et même les hordes de l’Amérique ont retenu ces anciennes croyances. Le monde est rempli de traditions plus ou moins altérées, lesquelles retracent dans presque tous ses détails l’histoire de la Vierge et du Christ. Il est assurément fort étrange que ces légendes merveilleuses, qui n’ont pas été copiées sur les faits évangéliques, puisqu’elles sont incontestablement plus anciennes, forment en s’enchaînant la vie réelle du fils de Dieu. Ce n’est point par hasard que le mystère de l’incarnation d’un Dieu dans le chaste sein d’une vierge est une des croyances fondamentales de l’Asie *.

Traditions chinoises. — Dans l’attente d’un Sauveur où était le monde, on trouve une tradition chinoise rapportée par Barrow2, ainsi conçue :

« Un jour la déesse Scliing-Mou, cette mère sainte, mangea la fleur de la plante Lien-hona , au bord d’une fontaine, et dans sa virginité donna le jour à un fils divin. » Confucius, plus de 500 ans avant Jésus-Christ, avait dit : » Le Saint doit naître d une vierge. » Les Égyptiens, avant l’avénement du Christ, plaçaient en divers lieux et adoraient une vierge dans son lit, un enfant dans une crèche. Ils disaient tenir ce culte d’un prophète3. On lit en effet que le prophète Jérémie, allant en Égypte après la mort de Godolia, donna ce signe aux rois d’Égypte : que leurs idoles seraient renversées lorsque la Vierge enfanterait. En conséquence, leurs prêtres placèrent dans le lieu secret du temple une image de la Vierge et de son enfant et l'adorèrent. Interrogés par le roi Ptolémée sur ce que cela signifiait, ils lui répondirent que c’était un mystère qu ils avaient reçu de leurs ancêtres

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