Rosier de Marie , t. II, 443, année
2. Mislin, 1863. Frère Liévin} guide des pèlerins en terre sainte.
homélies de la Nativité, à cause même des inconvenances si indignes de ce grand homme qui s’y remarquent, ne peuvent guère lui être attribuées. Les historiens, tels que Guillaume de Tyr et Jacques de Vitry, qui ont rapporté cette tradition, ne l’ont fait qu’avec cette formule : Dicitur perhibetur.
Mgr Mislin revient principalement sur les lettres apostoliques du pape, où il est dit que la maison de Lorette fut témoin de la naissance de Marie, de son enfance et de son annonciation.
Il y a longtemps du reste que cette double tradition se poursuit en Judée, car on la retrouve dans un Voyage à Jérusalem de Guillaume Baldenfel, de 1336, qui l’indique clairement à Jérusalem. Il dit : « Non longe versus septentrionem est ilia probatica piscina curatorum debilium, secundum Evangelium motu angeli descendentis et ecclesia B. Annæ, aviæ Christi, satis pulchra, eidem piscinæ est contigua ubi B. Virgo concepta et nata fuisse dicitur, sepulturaque Joachim et B. Annæ parentum ejus in quadam crypta subterranea ostenditur. »
Puis à Nazareth :
« In loco conceptionis pulchram feci celebrari missam de annunciatione gloriosæ virginis. »
On verra dans le second volume, au chapitre consacré à la Palestine, que ces deux traditions ne nous semblent pas tout à fait inconciliables.
Nom de Marie. — On sait qu’au bout de huit jours tout enfant mâle était circoncis et recevait un nom; pour les filles on ignore si c'était le huitième jour suivant l’usage des Romains et des Grecs; il est probable toutefois qu’il en était de même chez les Juifs, où la circoncision se remplaçait par des offrandes1.
Suivant une légende, saint Joachim et sainte Anne réunirent dans leur maison , pour un grand festin, les prêtres, les principaux du Sénat et du peuple et tous les membres de la famille. La sainte Vierge fut présentée aux prêtres qui appelèrent sur son berceau les bénédictions du