Rosier de Marie } II
2. Annales des congrégations de la terre sainte3 1863, p. 51.
frères Riccoldo et Pippino (1320); — Sanudo, Jacques de Vitry, évêque d’Acre; — Guillaume, archevêque de Tyr, chancelier du royaume latin et secrétaire du concile de Latran, sur celle de Jean Phocas, moine grec (1185); — du m°ine François Bernard, dans la seconde moitié du ixe siècle; — d’André de Crête, au commencement du vme siècle, — de saint Jean Damascène, du vne au vme siècle; — des historiens des croisades et des pèlerins de toutes les nations et sur les révélations de sainte Brigitte.
Le silence de saint Epiphane (vie siècle) décrivant la madone de Nazareth, en ne parlant pas de la naissance de Marie, lui paraît significatif.
Quaresmius, qui mourut en 1660 et qui s’est aussi occupé à fond de cette question, se prononce aussi pour Jérusalem.
Nous rappellerons maintenant les auteurs favorables à Nazareth et les raisons qu’ils avancent.
Baronius, — Antoine, — Sabellius, — Ehrard,
■ — Winheim, — Hartman, etc., pensent que la sainte Vierge est née à Nazareth. Joachim et sainte Anne, disent ces auteurs, étant de Séphoris, habitaient Nazareth; comment se peut-il faire que leur fille ait été conçue et mise au monde à Jérusalem? Ils n’admettent pas qu’ils eussent une seconde maison à Jérusalem, où ils venaient quelquefois pour être à proximité du temple, ni l’argument que la maison de Nazareth appartînt aux parents de saint Joseph, parce que jamais chez les Juifs l’épouse ne recevait l’époux dans sa maison1.
Mgr Mislin 2 se prononce avec une profonde conviction pour Nazareth, et il se fonde sur les bulles de plusieurs papes et sur l’approbation de la congrégation des rites.
L’autorité de saint Jean Damascène ne lui paraît pas devoir intervenir dans cette question ; les