Voici ces vers en vieil allemand
Ave Maria Keiserine Du bist tzo aichen egn werdine Dich besoiet so manih vredt gast Vdat moisz he hane d’aichen hast.
SANCTUAIRES ET IMAGES
uivie jusqu’à Charlemagne, et que nous devons en fixer le point de départ dans la seconde moitié du ixe siècle ou le commencement du Xe. — Nous donnons les raisons qu’on va lire à l'appui de cette opinion.
I. Statue de la sainte Vierge. — Le premier objet qu’il nous faille considérer dans cette critique est la statue elle-même , que nous reproduisons pl. CXL1I. Malheureusement de nombreuses restaurations lui ont fait perdre son caractère primitif; il y a dix-sept ans, les deux mains de l’enfant Jésus, la main droite de Marie, sa couronne, son sceptre manquaient, et on les renouvela; on peut en dire autant de la chevelure frisée et du voile pendant de la sainte Vierge, et des cheveux du Sauveur, qui sont modernes. - Cette fâcheuse restauration fut amenée par l’état vermoulu du bois, mais on peut dire que l’ensemble du groupe , la pose générale portent encore le caractère du type roman primitif, et que la statue en elle-même n’offre aucun obstacle à l’opinion qui l'attribue aux Carlovingiens.
Sceaux. (Pl. CXLII.) — On peut mieux juger notre image d’après les sceaux, que la main des restaurations n’a pas déformés; deux surtout nous ont paru fort importants. Le plus ancien est attaché à une charte de 1226, conservée dans les archives de la ville; cette charte est relative à des difficultés survenues entre l’abbesse de Bertzcheid et le bailli du lieu, différend qui fut soumis à une commission qu’institua l’empereur. — Le sceau nous montre la sainte Vierge assise sur un trône à dossier et colon nettes romans; elle tient un lis de la main droite. Le lis est ici une marque de puissance, comme on peut s’en convaincre devant les plus anciennes représentations.
La sainte Vierge, avec le bras gauche, soutient l’enfant Jésus, qui bénit de la main droite en levant deux doigts, tandis que, de la gauche, il supporte un globe. Le sceau a om,o65 de haut sur om,o55 de large; on lit sur l’exergue : sancta maria aqvensis. L'image dont cette empreinte
nous livre le souvenir est fort ressemblante à celle de la cathédrale; en tout cas, l’inscription ne laisse aucun doute sur l’intention de la rappeler et nous en prouve l’existence au début du xme siècle.
Nous donnons un second sceau, qui est le plus ancien de la ville d’Aix et qu’on trouve attaché à une charte de 1336, en vertu de laquelle 1 hôpital du Saint-Esprit, situé au nord de la cathédrale, a été réuni à un autre hôpital ; il représente encore une madone, et sous des traits plus semblables que le premier à la statue du dôme; la sainte Vierge y porte le lis, quoique l’usage en fût passé de mode, ce qui prouve que l’auteur a copié une îhadone antérieure à son temps, comme l’était celle d’Aix. L’Enfant bénit avec les deux doigts de la main droite; il paraît un peu comprimé, ce qui est, du reste, la seule détérioration de cette cire parfaitement conservée. Aux pieds de Notre-Dame , on voit Charlemagne lui présentant le dôme qu’il lui consacre; autour de cette médaille circulaire, on lit la légende : s. regalis sedis aqvensis ad
CAVSAS h
Nous pouvons citer encore d’autres sceaux, mais moins semblables à notre statue et d’une moindre importance. Le plus ancien nous la montre seulement en buste, tenant une baguette de la main droite et levant la gauche; il est attaché à une charte, dans laquelle les échevins fie Richelle-sur-Meuse (1108) certifient l’obligation d’une redevance à l’église d’Aix; il est conservé à la bibliothèque du gymnase catholique de Cologne et porte en exergue ces mots :
SANCTA MARIA AQVENSIS.
Mentionnons encore un médaillon de pèlerinage en plomb d’une époque romane, qui présente sur l’avers le buste de la bienheureuse Vierge sous des traits sévères et hiératiques, avec un long voile qui tombe de chaque côté de la tète; sur le revers, Charlemagne tenant dans sa main droite la cathédrale d’Aix et, de l’autre, un globe.
1. Ce sceau a été gravé par Deinay parmi les sceaux flamands.
CH. XIII
ALLEMAGNE
PRUSSE
IL Pèlerinages. — Les pèlerins illustres qui sont venus déposer leurs hommages et leurs offrandes aux pieds de la Vierge d'Aix ne peuvent être oubliés, car ils fournissent le double témoignage de son antiquité et de l’ardente dévotion qu’elle inspirait. Canitius, dans son ouvrage sur la sainte Vierge, nous dit que des pèlerins y affluaient, venant de contrées éloignées telles que la Pannonie1. Parmi les plus anciens et les plus saints, nous citerons Hermann le Contract 2, abbé du cloître de Reichenau, qui naquit le 18 juillet 1013 et qui descendait des comtes de Weringhen. Il possédait une telle science et s’était adonné avec tant de succès à l’étude des arts libéraux, de la philosophie et de la théologie, qu’on pensait que ces dons extraordinaires lui avaient été miraculeusement accordés par l’intercession de Marie. Le développement de son esprit avait affaibli sa santé; ses membres se contractèrent, et souvent il ne pouvait les remuer. Il avait une tendre dévotion pour la Mère de Dieu, comme le prouve le Salve Regina et YoAlma Redemptoris , qu’on lui attribue, et les pèlerinages qu’il fit à Notre-Dame d’Aix lorsque sa santé le lui permettait. Lorsqu’il s’agenouillait devant la Vierge, dont il se disait le serviteur et le client , il tombait dans une douce extase et, tout environné d’une lumière céleste, il entonnait le Salve Regina 3.
On vénère encore aujourd'hui dans l’église de Schebusch (comté de Berg) les restes du bienheureux Gezelin que viennent invoquer, principalement contre la petite vérole, des pèlerins isolés ou groupés en procession. D'après la tradition locale, ce saint naquit à Burgund et fut envoyé, en 1135, comme frère convers à l’abbaye d’Al-
1. P. Canisii de Maria, virgine incomparabili et Dei génitrice sacrosancta lib. V, cap. xxiv, p. 721.
• 2. Le docteur Thomas Eberndorfer, 1672, en a écrit l’histoire.
3. Tristheim chron. Hirsang.} I, p. 149. ( C/ironogq^ vol. 1 1, p. 765'.)
Juratus fuit servus et cliens Deiparæ Aquisgrani, quam in throno ibidem gratiæ, sæpius invisit et suavissimis animi motionibus ab ea comitatus divinæque lucis radiis sæpenumero perfusus, suum illud tenerrimum salve cum insigni devotionis et gaudii interni sensu ingeminavit.
tenberg, où on le chargea de la garde des troupeaux. La réputation de sainteté de l’humble berger ne tarda pas à s’étendre au delà de la province de Cologne. Saint Gezelin avait une grande vénération pour la Vierge d’Aix, mais, malgré ses désirs, son emploi l’empêchait toujours de l’aller visiter; un jour, dit la légende, il vit passer une procession de pèlerins sur la route qui conduisait à Aix, et il apprit qu’ils se rendaient aux pieds de Notre-Dame. En ce moment, transporté d’enthousiasme, pensant d’ailleurs que son absence ne serait que de deux jours, il confie ses troupeaux à Dieu et à Marie et il se joint à la procession. Le pèlerinage dura quatre jours; il revint le cœur plein de joie, mais aussi d’inquiétude sur lé résultat de son absence. Par un prodigé, cette absence n’avait pas été remarquée : les voisins avaient continué de le Aroir avec son troupeau, le faisant paître et le ramenant le soir à l’étable; c’était Marie elle-même qui avait pris sa place pendant que le pieux berger allait se prosterner au loin devant son image. Les archives de la cathédrale possèdent les récits de cette légende, mais d’une rédaction de date récente; il vaut mieux recourir aux bollandistes , qui l’ont insérée dans leur recueil1 et qui nous prouvent qu’elle émane des plus anciens documents.
Saint Gerlach, issu d’une famille noble des environs de Maestricht, exerça longtemps le
1. Notitiis Schlebusihrodentibus probatur,quod Gezelinus maximo flagraveris desiderio invisendi imaginem Deiparæ Aquisgrani quodque voti sui compos factus non fuerit propter gregem a suis superioribus spiritualibus sibi commissum, sed quod, dum suo bono pastori Christo Jesu eam commendasset, iter Aquisgranum inceperit ibique summâ cum devotione Deiparam honoravit, ilia sine dubio, uti sequitur, vel angelo in pastoritii sui officio vices supplente, sicut videri potest ex perantiquis abVatiœ Altenlergensis reservatis manuscriptis . ( Act . sanct. Bolland. aug., tome II, p. 173.)
On lit aussi dans la Vie du B. Gezelin : « Fama itaque eas per regiones de diva Aquensi et multiplicibus eius in itientes suos beneficiis longe lateque dilata et ipsi (Gezelin) invisendæ eiusdem sibique ceteris cum peregrinis, qui magno ex numéro confluebant demerandæ studio ardere coepit...
SANCTUAIRES ET IMAGES
métier des armes comme chevalier et avec grande renommée; la mort subite de sa femme le dégoûta tout à coup du monde et de ses gloires fragiles; il ht à pied le pèlerinage de Rome, se confessa au pape Eugène III (1145 + 1 1 5 3) •» se rendit de là à Jérusalem, revint dans son pays, où il vécut, à Falkenburgh, en ermite et dans le creux d’un vieux chêne. Dès son retour, il fut entouré d’une grande renommée de sainteté. La pieuse abbesse du monastère de Saint-Rupert, près de Binghen, au milieu de ses visions, l’apercevait déjà dans le ciel; elle lui donna, dit-on, une couronne que l'on conserva dans le monastère de Saint-Gerlach. — Saint Gerlach mourut en 1170. Il était particulièrement dévot à Notre- Dame d’Aix; chaque samedi, il faisait les trois milles qui séparaient son ermitage de la ville ! pour venir l’y honorer. Le biographe ajoute à j cette occasion qu’elle était vénérée de tout le ! peuple, et il l'appelle Geqtoxoç, suivant l’usage de beaucoup d’écrivains du moyen âge 1.
Nous pourrions citer d’autres pèlerins non moins illustres, tels que sainte Brigitte, saint Henri Suso, etc., mais il vaut mieux nous contenter des plus anciens, qui établissent clairement l’existence et le prestige de la Vierge d’Aix à l’époque romane.
III. Offrandes votives. — Tous les sanctuaires de la sainte Vierge abondent en offrandes votives; eh effet, pour les pèlerins, un ex-voto est nne prière en action.
Dès le ixc siècle, le trésor de sainte Marie fut dépouillé par Lothaire 2.
1. Sabbad die, in quo gloriosæ Dominæ nostræ mémonam Ecclesia consuetudinaliter solemnem agis Aquisgrani, per milliaria circiter tria cum pera et baculo, peregrinationis suæ insigniis properavit ad illam famosissimam toto Romanorum orbe capellam a Carolo fundatam et a sancto Leone papa cum numerosa episcoporum multitudine in honorera Dei genitricis et virginis Mariæ Domino consecratam, ubi etiam eiusdem reverendæ ©sgtoxov, memoria venerabiliter et cunctis terrarum populis honoratur et celeberrimæ frequentatur. (Acc. Sanct, Bolland.} januar, 1. 1, p. 308.)
2. Pertz, II, 438. Prudentii Trecensis annales } 842. Lotharius inopinato fratrum adventu territus, cessit,
i° Le plus ancien don que nous puissions mentionner est le fameux ambon donné par saint Henri en 1024. Les panneaux sont enrichis d’émaux, de nombreuses pierreries, d’ornements en argent doré et de six grands bas-reliefs d'ivoire. Dans le milieu, on remarque le Juge suprême, qui tient un livre ouvert, sur lequel on lit ces mots, tirés de saint Mathieu (25-34) : Ego sum A et D. Enfin, ce qui donne à cette chaire un prix inestimable pour nous, c’est l’inscription qui la dédie à la très -sainte Vierge en ces termes :
Hoc opus ambonis auro gemmisque micantis Rex pius Henricus, celestis honoris anhelus,
Dapsilis ex proprio tibi dat, sanctissima Yirgo,
Quo prece summa tua tibi merces fiat usia.
2° Une des offrandes le plus connues et la plus remarquable est la couronne de lumière donnée par Frédéric Barberousse et son épouse, sous laquelle sont gravés divers sujets sacrés entre autres l’adoration des mages, et qui porte cette inscription :
Istius octogenæ donum regale coronæ Rex pius ipse vovit solvitque Mariæ.
Ergo Stella maris, astris perfuîgida claris,
Suscipe munificum prece de vota Fridericum. Conregnatricem sibi iunge suam Beatricem.
30 Une multitude d’offrandes des xne et xme siècles sont encore mentionnées dans un nécrologe de l’église; elles se divisent d’après les destinations et dans les proportions suivantes :
184 pour l’église;
24 pour l’image miraculeuse ; le reste, enfin, au chapitre pour obtenir des prières pour les morts. On a voulu confondre les donations à l’église et celles à l’image; mais la distinction se manifeste par cet exemple; on lit quelque part que Gherard et son épouse donnent un quart de leur maison à la mère de Dieu , et au-dessous qu’Elias de Binsfeld donne un marc à l’église.
Ces offrandes consistaient en bijoux, vases pré-
sublatisque cunctis ab Aquisgrani palatio tam S. Mariæ quam regalibus thesauris.
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ALLEMAGNE
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deux, étoffes spécialement consacrés à l’image b
4° Un don remarquable du xive siècle fut une image de la sainte Vierge faite à l’aiguille sur fond d’or, qu’une tradition constante considère comme un ouvrage d’Élisabeth de Hongrie, femme de Louis le Grand, roi de Hongrie et de Pologne (1342-1382), et que nous conservons encore sous verre. Aucune inscription ne confirme la tradition, mais le style est bien de la seconde moitié du xive siècle. Sous le manteau de la madone que soulèvent deux anges et qu’ils déploient largement, on voit à droite le roi et sa suite ; à gauche, la reine avec ses filles, et, dans l’arrière-plan, le peuple hongrois agenouillé.
50 Une des plus riches offrandes consiste dans une statuette de la sainte Vierge en argent doré d’environ om,6o de hauteur, au pied de laquelle le donateur s’est fait représenter à genoux et suppliant. Marie tient l’enfant du bras gauche, un sceptre de la main droite; à sa poitrine est suspendu un gros saphir.
La tradition attribue le don de ce bel ouvrage à un navigateur hollandais qui l’aurait offert au sanctuaire comme reconnaissance d’avoir été sauvé d’une affreuse tempête; je dois dire que son costume répond médiocrement à ce souvenir et qu’il semble plutôt convenir à un chevalier.
6° Une singulière offrande est la couronne de fiançailles de Marguerite d’York, qui sert encore dans les occasions les plus solennelles. Le diadème, en haut et en bas, porte des ornements en forme de perles; sur la partie plate on lit des lettres minuscules avec de jolies roses en rubis serties d’or; la couronne a huit grands fleurons, dont sept à leur pointe sont enrichis d’un cinq-
1. Benefactores Capellæ Marianæ et nobilitate qui in tabulas relati sunt, aurum aut factum aut infectum, gemmas alii ac pretiosas vestes, alii annulos gemmis illustres, calices aut aliud quid sacras supellectilis aut ad sacrificantium ornatum, postremi Divas ipsius imagines arte pretioque æstimabiles aliaye cimelia obtulerunt.
feuilles. Elle est en argent doré, pèse un peu plus d’une livre ; elle est ornée de diamants, rubis, saphirs, perles, émaux; les armoiries, de la maison de Bourgogne, sont en émail, ainsi que l’inscription : margarit(a) de ( y ) o ( r ) k. Cette couronne est un souvenir du pèlerinage que fit cette princesse, à Aix, en 1475, et un des magnifiques présents qu’elle y laissa aux pieds de la madone 1.
IV. Miracles. — Les miracles qui se sont opérés devant notre statue sont non-seulement une preuve de la foi qui s’y est manifestée, mais aussi un témoignage de son ancienneté. — Nous avons vu que l’image dans les trois derniers siècles était désignée sous le nom d’image miraculeuse : Hœc Mariœ effigies quœ toto est orbe celebris-, mais elle méritait ces surnoms de célèbre et de miraculeuse dès les temps les plus reculés. Un manuscrit de la cathédrale mentionne de nombreux miracles et des guérisons faites pendant le xc siècle. Quoiqu’il soit des xvie et xvne siècles, il repose sur les témoignages les plus anciens, copiés dans les archives alors complètes.
V. — D’après les documents qu’on vient de d’examiner, il paraît incontestable que la statue remonte aux temps carlovingiens ; il nous reste à expliquer le motif qui nous empêche de la reporter jusqu’à Charlemagne. On sait que , dans les premiers siècles jusqu’au quatrième, l’Eglise, de peur de scandaliser les nouveaux chrétiens, n’introduisit les images qu'avec une grande prudence; ces précautions durèrent plus longtemps chez les rudes populations franques et anglo-saxonnes, et nous en retrouvons encore la preuve dans le fameux canon du concile de Francfort et dans les livres carolins; il est donc peu probable que notre image leur soit contemporaine. Mais bientôt la doctrine catholique
1. 147 J. — A duce raarito Novesium tune premente cuni donis amplissimis ad arani Divæ nostræ supplicatum missa est.
Pour les reliquaires d’Aix, offrant d’anciennes images de la sainte Vierge, on peut voir Weerth, pl. XXXVI et
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romaine finit par prévaloir en France. Louis-le- Débonnaire se détourna des évêques qui se méfiaient des images ; les idées s’épurèrent de plus en plus, et on finit par reconnaître qu’elles vivifiaient la foi et propageaient la pensée chrétienne. Vers la fin du ixc siècle, toute opposition s’évanouit, le christianisme triomphant avait totalement détruit le paganisme franc. Alors un vigoureux esprit chrétien pénétra la société civile et se manifesta par la vénération des reliques, la pompe du culte et le développement de la science ecclésiastique. Alors les images devinrent familières et répandues, elles furent une prédication, un catholicisme vivants pour tous les âges ; alors celle de Marie s’éleva en tous lieux et sous toutes les formes comme réunissant, sous sa douce figure, la grâce, la bonté, l’espérance, l’immaculée pureté des vierges, la tendresse des mères, la majesté des reines. La plupart des églises fondées à cette époque le furent sous son vocable, et beaucoup de statues , telles que celles d’Hildesheim, d’Augsbourg, d’Alt-OEttingen, représentèrent ses traits.
En résumé, suivons la tradition qui nous reporte pour la statue d’Aix jusqu’aux temps carlovingiens ; mais ne remontons pas jusqu’à Charlemagne, où le culte des images n’était pas encore assez répandu pour que nous puissions avec probabilité la lui attribuer; disons qu’elle date de la seconde moitié du ixe siècle où la tradition et l’histoire semblent se rencontrer pour éclairer son origine.