‹ La Sainte ViergeChapitre 1088 sur 1187 · CRACOVIE · texte numérisé non relu

CRACOVIE

ces mots, l’abbé Léon les lui expliqua : « Tu trouveras bientôt ce que tu cherches, et par une faveur de la Vierge tu seras martyr. » En effet Adalbert ne tarda pas à succomber sous sept coups de lance, souvenir des sept douleurs de Marie1.

Le souvenir de saint Adalbert et de son amour pour la sainte Vierge avait été rappelé par les habitants de Gnesne sur les portes de bronze de leur cathédrale ; on y avait figuré les parents du saint enfant le déposant sur l’autel de la mère de Dieu. Les Polonais aimaient de la sorte à rapprocher le culte de leur plus grand apôtre, de celui de la sainte Vierge qui avait béni sa mission chez leurs pères.

AGLONSK.

Sous le titre de N.-D. d' QAglonsk, l’Album de Kiew publie en chromo-lithographie une Madone qui paraît assez ancienne 2. La sainte Vierge est assise, vue de face ; elle porte l’enfant Jésus sur le bras droit et lui offre une fleur de la main gauche.

BORKOW.

La coutume occidentale de représenter la sainte Vierge sous la forme d’une statue ne semble pas avoir pénétré dans la Pologne que nous voyons au contraire soumise aux types byzantins et aux peintures grecques. A Borkow, dans la Grande-Pologne, on vénérait ainsi une Madone du genre de celle de Saint-Luc; elle \ portait l’Enfant du bras gauche et lui tendait la ' main droite. La dévotion populaire l’avait ornée de riches colliers3.

Page 1