‹ La Sainte ViergeChapitre 1154 sur 1187 · CH. XVI. — PALESTINE. — NAZARETH · texte numérisé non relu

CH. XVI. — PALESTINE. — NAZARETH

passée et de lui permettre d’entrer dans l'église, ce qu’elle put faire aussitôt. Le bruit de cette conversion éclatante rendit naturellement trèscélèbre l’image de la Mère de Dieu1.

A l’est de l’hôpital de Saint-Jean était un couvent de femmes en l’honneur de la sainte Vierge qui se nommait Sainte-Marie-la-Grande.

Sainte-Marie-Latine fut fondée au xie siècle par des marchands amalfitains. Le sceau des bénédictins qui la desservaient portait l’image de la sainte Vierge avec l’enfant Jésus dans ses bras et les sigles ordinaires.

Au pied du mont Moriah, à Jérusalem, coule une source d’eau vive que les chrétiens et les mahométans appellent Ain-Mariam-Fo«s-Mar/a\ On dit que la sainte Vierge a souvent puisé de l’eau à cette fontaine lorsqu’elle séjournait dans la ville sainte. Les pèlerins y descendent dévotement.

Le révérend père Martinov possède une copie d’une madone de Jérusalem; elle est recouverte de métal et entourée de figurines de saints.

Pour trouver, nous a dit M. Guérin, des madones antérieures aux croisades en Palestine, il faut surtout visiter les couvents grecs schismatiques. Dans le couvent de Saint-Constantin, de Saint-Élie près de Jérusalem, de Sainte-Croix sur la route de Saint-Jean, on vénère des madones dites de saint Luc. Sur les flancs de la vallée du Cédron, dans le couvent de la vallée de Saint-Saba, on conserve aussi une image de la sainte Vierge. Elles sont l'objet d’un culte fervent; mais comme les catholiques ne peuvent s’y

i. Gumppenberg, XII, 229.

associer, il est fort difficile de les voir; on doit, dans l’intervalle des cérémonies, avec la permission d’un religieux grec, les aller rapidement examiner. Ces peintures ont la forme byzantine archaïque, les grands yeux, le nez allongé, la petite bouche et le teint olivâtre qui leur est particulier.

M. Guérin, sans se prononcer absolument, nous a dit que ces madones étaient fort anciennes et quelles pouvaient entrer dans les limites de notre recueil.

MACHMAS.

Elbir, ville aujourd’hui détruite, appelée anciennement Machinas, était située à dix milles de Jérusalem. Sainte Hélène y fit construire une église pour perpétuer le souvenir de la disparition de Jésus, le jour où, se rendant au commencement de la nuit de Jérusalem à Nazareth, Marie s’aperçut que son fils n’était plus au nombre des voyageurs.

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