CH. XVI. — PALESTINE. — NAZARETH
Vierge sortait par ce passage pour aller puiser de leau à la fontaine.
Sur le palier R, qui précède l’entrée de cette grotte, on rencontre à droite un second corridor par lequel, en montant encore quelques marches, on arrive à la sacristie actuelle de l’église.
Le rocher dans lequel sont creusées ces grottes est une espèce de calcaire blanchâtre, qui forme, à peu de chose près, la base de toutes les collines de Nazareth et des pays voisins1.
A gauche, en entrant, on trouve une colonne de granit gris d'environ oin,45 de diamètre, rompue dans le milieu, en 1620, par les Maures africains qui croyaient y trouver un trésor caché. Le bas delà colonne esta im, 50 environ au-dessus du sol, et le haut est comme suspendu à la voûte par l'adhérence du mortier. Une autre colonne moins grosse est du même côté. La première s’appelle la colonne de la sainte Vierge et la deuxième celle de l’Ange, parce qu’on croit qu elles marquaient leurs positions respectives, lors du mystère de l’Annonciation. Il est plus probable qu’elles ont été placées là par sainte Hélène pour soutenir les constructions supérieures de la basilique qu’elle élevait2.
Cette, disposition du sanctuaire de l'Incarnation nous indique quelle était la distribution de la maison de la sainte Vierge. Nous la retrouvons assez généralement dans les habitations modernes de Nazareth qui, dans ce pays de la tradition par excellence, reproduisent religieusement les anciennes 3.
Elles montent et s’étagent les unes au-dessus des autres sur le flanc de la colline. Celle-ci est toute parsemée de grottes plus ou moins profondes, les unes naturelles, les autres creusées ou agrandies à dessein. Les familles qui jouissent d’une certaine aisance ont pour demeure une maison composée presque toujours d’une seule pièce, au rez-de-chaussée, sans aucun étage supérieur, bâtie sur l'ouverture même de la grotte avec laquelle elle communique par une petite porte,