Sausseret, I
avait caché, on ne sait comment, une image de la Mère de Dieu qui, après être restée longtemps ignorée, se révéla elle-même. Le cyprès jeta une vive lumière et parut brûler comme un flambeau. Quelqu’un, poussé par une louable curiosité, monta sur l’arbre et vit l’image. Ce fait est raconté par Nicéphore. Colvenerius, qui le rapporte, le rapproche de ceux qui eurent lieu de son temps en Belgique, lorsqu’on trouva dans des arbres des images de la Mère de Dieu1.
SOZOPOLI.
On vénérait autrefois, à Sozopoli, un tableau représentant la Mère de Dieu, dont on ignorait l’origine et qui donna lieu, durant longtemps, à un miracle continuel. De la main de l’image coulait goutte à goutte une huile qui avait une grande puissance sur toutes les maladies. Saint Germain, patriarche de Constantinople, en fit part au concile de Nicée, en 787 2.
USCOUB.
Eugène Boré, dans sa Correspondance d'un voyage en Orient , raconte ainsi une visite à Uscoub (l’ancienne Prusias-ad-Hippicum ), entre Héraclée et Nicomédie : « Nous trouvâmes une statue de marbre dont la tête et les bras étaient mutilés. On reconnaissait une femme assise sur son trône ; et nous pensâmes d’abord à quelque divinité de la fable, comme Minerve ou Pallas. Mais la décence toute chrétienne de sa robe ondulante, la gravité de la pose et principalement le témoignage d’un vieillard qui m’assura l’avoir vue portant à son bras droit un enfant, me persuadèrent que c’était une statue de la sainte Vierge. L’exécution en était pure et digne du