‹ La Sainte ViergeChapitre 1176 sur 1187 · ASIE · texte numérisé non relu

ASIE

ciseau classique des anciens; on pourrait donc en conclure que Prusias, converti, dès le principe, au christianisme, éleva quelque beau temple au vrai Dieu l. »

M. l’abbé Martigny pense, d’après cela, que cette statue pourrait être contemporaine de la statue de saint Hippolyte (-{- 235 ), conservée au musée de Latran.

URGUB.

» Après avoir franchi, dit M. Texier, les plateaux volcaniques sur lesquels s’appuie la base du mont Argée, en se dirigeant vers l’ouest, on arrive dans la vallée d’Urgub, dont la singulière conformation présente une multitude de monticules coniques dont quelques-uns atteignent une hauteur de 30 à 40 mètres. Toutes les pentes des vallées, tous les côtés de ces cônes sont criblés de cellules qui les ont fait comparer à des ruches. On y voit des centaines de chapelles et d’oratoires, et une année ne suffirait pas à un peintre exercé pour recueillir toutes les peintures qui les décorent. Une de ces peintures est relative à la dédicace d’une église ou peut-être d’un livre religieux. La sainte Vierge s’y trouve représentée assise, avec l’enfant Jésus sur les genoux, pendant qu’un vieillard prosterné à ses pieds lui fait hommage du volume ; les anges assistent à la scène et paraissent prier pour que l’offrande soit bien reçue. On remarquera la pose tout égyptienne de la sainte Vierge. Les artistes d’Alexandrie avaient devant les yeux trop d’exemples de peintures égyptiennes pour n’en pas subir l’influence2.

Il est probable que ces peintures ne sont pas inférieures au Xe siècle, parce que Léon le Diacre les mentionne dans ses écrits (930).

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