BAPTISTÈRE
T)ès le xi° siècle, Parme avait un temple érigé à la mère de Dieu, car nous lisons dans la vie de la comtesse Mathilde par Donizzo :
Mains ibi templum Maria nomine fertur}
In quo plebs tota Christum Parmensis adorat.
Le Baptistère de Parme, monument précieux pour 1 histoire de 1 art, est daté de 1 ip6 et signé,
comme on peut le voir par l’inscription de l’architrave (PI. CXIII) :
Bis biais demptis annis de mille ducentis Incepit dictas opus hoc scultor Benedictus.
Il nous offre une madone au milieu du tympan; elle est assise sur une cathedra , comme dans les catacombes , et porte le Sauveur sur ses genoux; son manteau, sorte de dalmatique, n’est pas drapé, mais retombe sur le devant en forme arrondie; elle présente une fleur à l'Enfant qui bénit avant de la saisir; sa hauteur est petite nature. Moins archaïque que nos madones de Paris, de Chartres ou de Bourses, elle ne tient pas le Sauveur dans l’axe du groupe ;
CH. IV
DUCHE DE PARME.