ROYAUME DE NAPLES. — CAPOUE
Condidit liane aulam Landulphus et Oto beavit Mania res morem vitreum dédit U go déco rem.
Ciampini, dont la gravure est le seul souvenir dessiné que nous connaissions de ce monument, nous assure que le caractère de la peinture confirmait la date du ixc siècle1. Au sommet de l’arc, on voyait dans un médaillon le Sauveur bénissant; dans le tympan de droite, Jérémie tenant une légende avec cette inscription : Fortissimi magni potens Dominus excercituum nomen tibi . Dans le tympan de gauche, Isaïe déployant cette autre sentence : Ecce Dominus in fortitudine veniet et brachium eius dominabitur.
Dans la calotte hémisphérique, on avait en haut figuré le Saint-Esprit sous la forme d’une colombe, avec un nimbe triangulaire, symbole probablement de la Sainte-Trinité. Il planait au-dessus de la madone et de l’enfant Jésus, qui occupaient le centre de la voûte. La sainte Vierge était assise sur un trône magnifique, coiffée d’une couronne d’or qui serrait sur ses tempes les plis de son voile, revêtue du plus riche costume, manteau et tunique brochés d’or, avec bordure brodée; elle posait les pieds sur l’escabeau d’honneur. L’enfant Jésus bénissait de la droite et tenait de la gauche un long sceptre terminé par une croix. Les sigles MP ©V, au lieu d’être placés près de la tête de la sainte Vierge, se lisaient au-dessous de ses pieds; à droite et à gauche du trône, le mosaïste avait représenté saint Pierre et saint Paul et au delà saint Étienne et sainte Agathe.