‹ La Sainte ViergeChapitre 246 sur 1187 · SYRACUSE · texte numérisé non relu

SYRACUSE

On a découvert, en 1872, à Syracuse, un sarcophage portant la désignation d’Adelphia, et qui nous offre plusieurs images de Marie. Nous la trouvons en bas dans l’Adoration des mages sur le couvercle — à droite dans la Nativité de Notre-Seigneur , et enfin sur le couvercle, à gauche dans une situation toute nouvelle. M. Le Blant n'hésite pas à voir dans ce dernier bas-relief l’image de la sainte Vierge au ciel recevant l’âme de la défunte ; son trône, son costume qui est le même que dans les deux autres figures, le suppedaneum, ne peuvent laisser de doute sur l’identité. Deux autres femmes sont debout à ses côtés ; une troisième, assise à terre dans l’attitude de la contemplation, joint les mains en la regardant; toutes sont également voilées; plus loin paraît un groupe de trois femmes, la tète nue et qui s’avancent vers le trône, les deux de côté tiennent les bras de leur compagne et semblent la présenter à la reine des Vierges1.

TINDARO.

La ville de Tindaro, construite par les Messinois sur une colline battue par les flots de la mer, était autrefois célèbre, mais elle a complètement disparu; il n’en reste qu’une église voisine de l’ancien château, dans laquelle on vénère une statue de marbre de la reine des Anges, vers laquelle accourent avec dévotion des peuples éloignés. Voici l’origine que l'on attribue à cette statue d’une époque inconnue : un navire portait, au milieu de ses marchandises, la statue dont nous parlons et côtoyait les rivages de la mer voisins de Tindaro. La mer était sereine, le vent favorable , et cependant le navire ne pouvait avancer. Le commandant du vaisseau compre-

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