CH. VI. — FRANCE. — DIOCÈSE D’AIX
tion singulière qu’on portait à cette chapelle engagea les habitants à la réparer dès le xv ie siècle h
NOTRE- DAME- DE-LA-MER
Notre-Dame-de la-Mer, à l’extrémité de l’île de la Camargue, était dans le principe un petit édifice que s’étaient bâti, à leur usage, Marie Salomé, Marie, mère de Jacques, et Marie-Madeleine, et un oratoire en l’honneur de la sainte Vierge. Ces saintes femmes, à leur mort, furent, dit-on, inhumées dans l’oratoire même. Un ermite le gardait, lorsqu’un roi d’Arles, pour le mettre à couvert des corsaires qui infestaient la cité, ordonna de le renfermer dans une grande église qu’il fit protéger par de hautes murailles et des créneaux.
Cette église existait dès les temps les plus reculés, car, en 542, saint Césaire mourant la légua à une congrégation de vierges qu’il avait fondée. Au xiie siècle, on la regardait comme la plus ancienne de la contrée2.
NOTRE-DAME-DE-LA-SEDS
C’est un fait aujourd’hui acquis à l’histoire par les monuments inédits publiés par le savant M. Faillon, que saint Maximin, un des soixante-douze disciples débarqués à Marseille avec saint Lazare, sainte Marthe, sainte Madeleine et plusieurs autres, vint prêcher l’Évangile à Aix et qu’il en fut le premier évêque.
Après la destruction du premier sanctuaire bâti par saint Maximin, on éleva l’église de Notre-Dame-de-la-Seds, à l’extrémité occidentale de la ville.
L’évêque y fixa sa demeure, et la cathédrale se trouvant constituée, l’église prit le nom de Notre- Dame-du-Siége-Épiscopal : Ecclesia beatœ Ma- .riœ Sedis Episcopalis 3 .