Rosier de Marie, p
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protection, et l'efficacité des prières qu'on lui adresse.
Au défaut de monuments de pierre, nous avons un autre témoignage. La liturgie d'Afrique, qui n’était autre que la liturgie romaine, faisait mention, au canon de la messe, de la glorieuse et toujours vierge Marie, Mère de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ.
La vénération des premiers chrétiens d’Afrique pour Marie s’étenditdepuis l’introduction du christianisme, vers la tin du premier siècle, jusqu’à la première partie du ve siècle, époque de l'occupation vandale, qui renversa, en 429, les innombrables églises dont le sol africain était couvert1.
La troisième phase de l'Eglise primitive d’Afrique est celle de sa courte renaissance après l’expulsion des Vandales par Bélisaire, en 530, jusqu’à l’invasion arabe.
Salomon, lieutenant de Justinien, érigea à la sainte Vierge un splendide oratoire dans son propre palais de Carthage et deux magnifiques églises aux extrémités de l’Afrique, l’une à Ceuta, l’autre à Septis. La tradition de la dévotion à la sainte Vierge s’est continuée à Ceuta sous un titre tout local.
L’Afrique, à la fin du vr siècle, subit le joug des Arabes, mais, chose bien singulière, le Koran lui-même rend hommage à Marie tout en la méconnaissant. On est étonné de trouver dans cette boue, comme des perles, des pages qui proclament l'inviolable pureté de Marie 2. Encore aujourd'hui le nom de Marie, Meriem. de Mariette , Merionna, est porté par un certain nombre de femmes musulmanes, même à Alger, et plus fréquemment chez les Kabyles3.
Dans les mines de cuivre du Gard-Rouban, on a trouvé, en 1857, à 50 mètres de profondeur et sous des déblais, une statue de la sainte Vierge, en bronze, d'un galbe très-pur, que tout porte à croire d’une époque antérieure à 1 invasion des Barbares.