‹ La Sainte ViergeChapitre 285 sur 1187 · Id., IV · texte numérisé non relu

Id., IV

soie tracés par dessus, elle était entière, et capable de ceindre une personne de la plus haute taille. Les femmes enceintes y avaient une dévotion spéciale. Elle fut apportée deux fois à Anned’Autriche au moment de ses couches, pour la naissance de Louis XIV et de son second fils Philippe d’Orléans.

En 17P3, l’église du Puy-Notre-Dame fut dévastée et ses immenses richesses pillées. La relique fut heureusement dérobée à l’impiété révolutionnaire par un habitant du Puy nommé Guillon, qui se mêla aux dévastateurs comme pouravoir sa part du butin. Elle demeura cachée pendant les mauvais jours, et quand la paix fut rendue à l’Église il la remit au curé qui l’offre encore à la vénération des fidèles. Aujourd’hui elle n’est plus que dans un reliquaire en cuivre doré relégué à la sacristie.

Parmi les preuves sans nombre à invoquer en faveur de l’authenticité de la relique, outre les pèlerinages et les dévotions de tant de rois, on peut compter la magnificence de l’église qu’on n’a pas trouvée trop belle pour un si précieux trésor 1 .

Dans leurs processions, les paroisses s’arrêtaient aux endroits d’où l’on pouvait apercevoir la flèche élancée du Puy-Notre-Dame, et elles invoquaient la sainte Vierge en chantant le Salve Regina 2.

NOTRE-DAME-DE-RONCERAV

Les légendes prêtent à Notre-Dame-de-Ronceray diverses origines. L’une d’elles nous montre une chapelle souterraine et inconnue qui se découvrit précisément là où on voulut fonder une église. Cette église existait déjà en 530 lorsque plusieurs évêques, parmi lesquels étaient saint Aubin et saint Mélaine, se réunirent pour rendre leurs devoirs à la mère de Dieu.

Avant le Xe siècle était déjà attaché à cette église un couvent de bénédictins où l’on recevait

x. Hamon, IV, 260-265'.

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